Effondrement dramatique des populations animales sauvages en 50 ans à cause de l’homme
L'activité humaine a considérablement impacté la faune, avec une baisse moyenne de 73% des diverses populations animales, d'après l'indice de référence du WWF. Face à cette réalité alarmante, que peut-on faire pour inverser la tendance ?
Tl;dr
- La population animale a diminué de 73% à cause de l’activité humaine.
- L’indice « Planète Vivante » du WWF sert de référence pour évaluer l’état des écosystèmes.
- Le déclin de la biodiversité menace directement la vie humaine.
Une alarmante disparition de la faune sauvage
La population animale a subi une diminution de 73% en moyenne lors des 50 dernières années, comme le révèle le rapport du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) publié le 10 octobre 2024, à l’aube de la Cop16 Biodiversité en Colombie. La cause majeure de cette chute tragique est l’activité humaine, mettant en péril notre propre espèce.
L’importance de l’indice « Planète Vivante »
Ce rapport, intitulé « Planète Vivante », ne signifie pas que les deux tiers des animaux sauvages ont disparu, mais que la taille des diverses populations d’animaux d’une même espèce partageant un habitant commun a diminué de 73% en moyenne entre 1970 et 2020. Créé par la Société zoologique de Londres (ZSL) en 1998, l’indice « Planète vivante » répertorie environ 5 500 vertébrés répartis en 35 000 populations à travers le monde. Malgré des critiques sur sa méthode de calcul, Andrew Terry du ZSL a défendu la solidité de cet indice lors d’un point presse.
Un avenir préoccupant pour l’humanité
En effet, cette disparition massive de la faune sauvage a des répercussions directes sur la vie humaine. « Il ne s’agit pas seulement de la faune sauvage, il s’agit des écosystèmes essentiels qui soutiennent la vie humaine », a averti Daudi Sumba, conservateur en chef du WWF. De plus, la perte des coraux pourrait priver l’humanité de ressources alimentaires précieuses, tandis que le déclin le plus important est observé dans les populations d’espèces d’eau douce (-85%), suivi des vertébrés terrestres (-69%) et marins (-56%).
De surcroît, le rapport souligne l’urgence de faire face aux crises « interconnectées » du climat et de la destruction de la nature, tout en insistant sur la menace grandissante de « points de bascule » dans certains écosystèmes. « Les changements pourraient être irréversibles, avec des conséquences dévastatrices pour l’humanité », a mis en garde Daudi Sumba, évoquant notamment le risque que l’Amazonie devienne un émetteur de carbone, accélérant ainsi le réchauffement climatique.