En début de semaine, la maire de Paris Anne Hidalgo avait annoncé une série de mesures dans le cadre d’un plan énergétique d’urgence. L’une de ces mesures visait à éteindre quotidiennement la tour Eiffel à 23h45. Et alors que l’application de cette décision était attendue pour le vendredi 23 septembre prochain, mercredi soir, la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a indiqué que cette date ne pourrait être respectée.
Extinction de la tour Eiffel à 23h45 : la SETE parle d’un report avant de rétropédaler
« Nous ne commencerons pas le 23 septembre », a ainsi déclaré la SETE. « Il nous faut le temps de nous organiser techniquement et opérationnellement. Cela se fera au cours de l’automne. » Le Parisien, qui avait rapporté ces propos, a depuis mis à jour son article en y ajoutant une nouvelle sortie de la SETE. Cette dernière est revenue sur ses propos en confirmant que l’extinction de la tour Eiffel à 23h45 débutera bien le 23 septembre de cette année.
Paris « doit donner l’exemple » selon Anne Hidalgo
À la lumière du revirement de la SETE se pose notamment la question suivante : comment la société en charge de l’exploitation de la tour Eiffel a-t-elle pu changer d’avis aussi rapidement ? Alors que mardi, l’élue parisienne avait estimé qu’il était « symbolique » d’éteindre la tour Eiffel et que « la Ville [devait] donner l’exemple », on peut aussi se demander si la SETE était déjà au courant de cette mesure et de sa date de mise en place.
L’éclairage constitue 4% de la consommation annuelle de l’édifice
L’éclairage de la tour Eiffel ne représente, nous dit-on, que 4% de sa consommation énergétique annuelle. Quant aux scintillements intervenant chaque heure de la nuit pour une durée de cinq minutes chacun, ils constituent une part encore plus réduite de 0,4%.