En cette période de grandes vacances, nombreux doivent être les écoliers qui peuvent profiter des joies de la fameuse « grasse matinée ». La majeure partie de l’année, cette jeune population doit ainsi se résoudre à se lever tôt pour aller suivre un enseignement scolaire. Pour les personnes plus âgées, pour ne pas dire adultes, c’est un peu plus aléatoire. Dans tous les cas, « faire la grasse matinée » conserve le même sens, à savoir : prendre son temps au lit le matin et y rester plus qu’à l’accoutumée.
« Faire la grasse matinée » : pourquoi un tel qualificatif ?
La signification de l’expression ayant été rappelée, il convient maintenant de se focaliser sur sa construction. En s’arrêtant sur un mot en particulier, on peut constater qu’il n’est, a priori, pas très pertinent dans la formule. En effet, pourquoi la matinée serait-elle « grasse » ?
Une origine du XVIe siècle
C’est au début du XVIe siècle qu’elle apparue la première forme de l’expression que l’on connaît aujourd’hui. Il se disait ainsi « dormir la grasse matinée », ce qui laissait encore moins de doutes sur l’action alors effectuée.
Deux explications possibles
Quant à la raison de l’emploi de « grasse », elle n’est pas forcément unique. Une théorie veut que l’on utilise « gras » pour rappeler quelque chose de moelleux et d’onctueux, semblable à un lit. Une autre hypothèse s’appuie sur le terme latin « crassus », qui veut dire « épais ». La matinée serait ainsi désignée plus « épaisse » dans la mesure où elle se prolonge. Dans tous les cas, l’expression dans son ensemble revêt une connotation confortable, puisque traduisant une idée ne l’étant pas moins.