Donald Trump veut détruire des millions de contraceptifs : quelles raisons derrière cette décision ?

Image d'illustration. Gros plan sur des pilules contraceptivesADN
Le projet controversé de Donald Trump suscite l’inquiétude : l’ancien président américain prévoit de faire détruire plusieurs millions de dispositifs contraceptifs en France, et destinés à l'Afrique.
Tl;dr
- Destruction prévue de contraceptifs destinés à l’Afrique.
- ONG et élus dénoncent une décision « rétrograde ».
- Des alternatives au gâchis proposées, toutes refusées.
Polémique autour de la destruction de contraceptifs américains
La question des droits reproductifs refait surface avec une intensité rare. Depuis quelques jours, la volonté de l’administration américaine de procéder à la destruction d’un important stock de contraceptifs féminins fait bondir ONG, associations féministes et personnalités politiques, qui parlent d’un « gâchis » et d’une attaque en règle contre les droits des femmes.
Ce stock, estimé à près de 9,7 millions de dollars, repose actuellement en Belgique mais pourrait être incinéré en France. Un scénario que redoutent nombre d’acteurs engagés dans le domaine.
L’origine d’une décision controversée
C’est le quotidien britannique The Guardian qui a mis le feu aux poudres, révélant le 18 juillet que l’administration Trump, citant des sources du Congrès, aurait ordonné la destruction de stérilets et implants pourtant destinés aux femmes des régions les plus pauvres, notamment en Africain subsaharienne.
L’argument avancé par Washington s’appuie principalement sur le respect de la « politique de Mexico », instaurée pour la première fois sous Ronald Reagan. Cette politique interdit tout financement fédéral vers des ONG étrangères soutenant ou pratiquant l’avortement. En outre, un porte-parole du département d’État a évoqué des dates d’expiration des produits. Pourtant, plusieurs sources précisent que ces contraceptifs restent utilisables jusqu’en 2031.
Tentatives avortées pour sauver les stocks
Face à cette perspective, plusieurs organisations internationales ont proposé leur aide pour éviter ce qu’elles considèrent comme un non-sens humanitaire. Ainsi :
- MSI Reproductive Choices, prête à gérer logistique et distribution sans frais pour Washington.
- IPPF, capable d’assurer collecte et redistribution depuis Bruxelles jusqu’aux bénéficiaires mondiaux.
Malgré tout, ces offres sont restées lettre morte auprès du gouvernement américain. Côté belge, le ministère des Affaires étrangères s’efforce encore « d’explorer toutes les pistes possibles », y compris une relocalisation temporaire.
L’appel pressant à Emmanuel Macron et réactions internationales
L’affaire ne laisse pas indifférent sur le Vieux Continent. Des parlementaires écologistes ont adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron, appelant la France à ne pas se rendre complice de ce qu’ils jugent être une politique rétrograde. Même son de cloche du côté associatif : pour Sarah Durocher du Planning familial français, « la France a la responsabilité morale d’agir ». Outre-Atlantique aussi, l’indignation gronde : les sénateurs démocrates Jeanne Shaheen et Brian Schatz ont déposé une proposition de loi afin d’empêcher cette destruction.
Alors que la France hésite sur son implication dans cette affaire sensible, il reste peu de temps avant que ces dispositifs ne disparaissent dans les fumées d’un incinérateur – peut-être sur son propre sol.