CPF : découvrez les formations qui ne seront plus accessibles librement en 2026

Image d'illustration. Travail formation proADN
En 2026, de nouvelles restrictions encadreront l’utilisation du Compte personnel de formation. Certaines formations ou prestations ne seront plus éligibles au financement libre via le CPF, impactant ainsi les choix des salariés et demandeurs d’emploi.
Tl;dr
- Permis de conduire CPF réservé aux demandeurs d’emploi.
- Plafonds instaurés pour bilans et certifications spécifiques.
- Modalités du compte personnel de formation durcies en 2026.
Des restrictions inédites pour le CPF en 2026
L’année 2026 marque un véritable tournant pour le compte personnel de formation (CPF). Avec la dernière version du projet de loi de finances, les règles qui encadrent l’utilisation de ce dispositif évoluent en profondeur, suscitant interrogations et parfois incompréhension chez les salariés comme chez les demandeurs d’emploi. La réforme vise à mieux cibler les formations jugées prioritaires, tout en restreignant l’accès à certaines possibilités autrefois largement ouvertes.
Permis de conduire : accès limité, conditions renforcées
Longtemps considéré comme le premier motif d’utilisation du CPF, le financement du permis de conduire voit ses modalités radicalement modifiées. Désormais, seuls les demandeurs d’emploi inscrits auprès de France Travail ou les salariés bénéficiant d’un tiers payeur pourront mobiliser leur compte pour décrocher un permis léger (A1, A2, B1, B ou BE). Il faut rappeler qu’en 2023, selon la Dares, le permis B représentait déjà près de 23 % des financements via le CPF. Pour tous les autres titulaires, ce financement n’est plus accessible pour ces catégories. En revanche – et c’est un point notable – l’obtention des permis poids lourds ou transports de personnes reste possible pour tous via le CPF, sans plafond spécifique.
Bilans de compétences et certifications : des plafonds inédits
Les nouvelles dispositions ne s’arrêtent pas là. Les bénéficiaires souhaitant réaliser un bilan de compétences voient leurs droits restreints à hauteur de 1 600 euros prélevables sur leur compte. Ce plafond remplace la liberté totale auparavant accordée. Par ailleurs, une condition supplémentaire vient complexifier la démarche : il sera impossible d’obtenir un financement si l’on a déjà bénéficié d’un bilan de compétences – financé par quelque organisme que ce soit (public ou privé) – dans les cinq années précédentes.
Du côté des formations certifiantes, la distinction se fait entre celles relevant du RNCP (répertoire national des certifications professionnelles), toujours éligibles sans plafond, et celles référencées au RS (répertoire spécifique), désormais limitées à 1 500 euros sauf exception pour la certification « CléA ».
L’esprit du CPF préservé mais resserré
Derrière ces réajustements se profile une volonté politique claire : préserver la vocation première du CPF, tout en freinant certains usages jugés excessifs ou détournés. L’accès au financement reste ouvert pour obtenir une qualification officielle ou valider son expérience professionnelle… mais sous surveillance renforcée. Si certains y voient une clarification bienvenue, beaucoup redoutent que ces barrières nouvelles compliquent encore davantage l’accès à la formation continue en France.