Covid : légère hausse des contaminations et nouveau variant
Etats-Unis et Royaume-Uni sont aussi concernés par une légère hausse des contaminations cet été.
Santé publique France, au tout début du mois d’août, indiquait dans le bulletin hebdomadaire du réseau Oscour :
Dans toutes les classes d’âges et notamment chez les adultes, on observe une hausse des passages, dans de faibles effectifs, pour suspicion d’infection à la covid-19 (+26 % soit +149 passages).
Le réseau Sentinelles, qui lui est relatif aux consultations en cabinet de médecine générale, ne voit pas autre chose :
L’incidence des cas de covid-19 présentant des signes respiratoires vus en consultation de médecine générale est en augmentation depuis deux semaines mais reste à un faible niveau d’activité.
Quelle explication à cette hausse ?
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) remarque que cette hausse, même faible, est variable selon les pays.
Elle explique que « l’immunité de la population due à la vaccination et à l’infection antérieure par le SARS-CoV-2 fait partie des facteurs contribuant à l’hétérogénéité observée dans la dynamique de la circulation des variants et à la diminution des hospitalisations et des décès ».
Quid du nouveau variant Eris ?
Il s’appelle Eris donc (EG.5), et c’est ce nouveau variant du SARS-CoV-2 qui serait à l’origine d’une légère augmentation des cas. Il figure parmi les sept « variants sous surveillance » comme les classe l’OMS, avec le XBB.1.5 qui est majoritaire en Europe.
En cause dans cette hausse aux Etats-Unis et outre-Manche, qu’en est-il en France ? D’un côté, il convient d’attendre les prochaines données épidémiologiques de Santé publique France.
Eris : 34% des cas en France
Mais si l’on en croit la base de données internationales GISAID, Eris serait impliqué dans plus d’un tiers des analyses françaises (34%).
Et les symptômes ? Ils sont très semblables à ceux consécutifs d’une infection par Omicron à savoir nez qui coule, fatigue, éternuements, maux de gorge…