Coronavirus : Bill Gates très critique envers Donald Trump
Le milliardaire vitupère sans concession le président des Etats-Unis dont il qualifie l'approche envers la crise sanitaire causée par le COVID-19 dans son pays de "très irresponsable".
C’est sans le nommer que le fondateur de Microsoft Bill Gates critique vivement les déclarations du président américain Donald Trump s’étant lui-même déclaré comme très agacé par les mesures de confinement recommandées par les différentes organisations de santé à travers le monde face à l’épidémie du nouveau coronavirus.
Le confinement avant tout
Interviewé par TED Tuesday et rapporté par le site Vox, Gates monte la voix contre les communications contraires circulant aux Etats-Unis autour de la pandémie. « Il n’y a vraiment pas de demi mesure, et il est très difficile de dire aux gens « Hé, continuez à aller au restaurant, achetez de nouvelles maisons, ignorez la pile de cadavres là-bas au coin. Nous voulons que vous continuez à dépenser parce qu’il y a peut-être un politicien qui pense que la croissance du PIB est tout ce qui importe ». » Gates fait ainsi directement écho aux différentes déclarations du président Trump ayant délibérément avoué vouloir mettre l’économie du pays en premier plan. « Il est très irresponsable de la part de quelqu’un de suggérer que l’on pourrait bénéficier du meilleur des deux mondes. »
Un passage obligé
Interrogé sur les actions qu’il aurait prit s’il était à la tête du pays, Gates précise que l’impact de la situation sur l’économie est un mal nécessaire. « L’effet sur l’économie est terriblement dramatique. Rien de tel n’est arrivé à l’économie au cours de nos vies. Mais ramener l’économie sur pied… C’est quelque chose de plus réversible que de ramener des personnes à la vie. Donc on encaissera l’impact dans la dimension économique – énorme impact – afin de pouvoir minimiser l’impact sur la dimension des maladies et des morts. […] C’est désastreux pour l’économie, mais je plus tôt de dures mesures sont prises, le plus tôt tout peut revenir à la normale.«