Le SNCTA demande entre autres des revalorisations de salaires, dans un contexte d'inflation.
Le Syndicat National des Contrôleurs du Trafic Aérien (SNCTA), majoritaire, vient de déposer un préavis de grève pour la journée du 15 septembre 2023, « de la prise du service du matin à la fin du service de nuit ».
Il appelle à « la mobilisation afin d’acter le rattrapage de l’inflation et la mise en place de négociations annuelles obligatoires ».
Un contexte d’inflation non pris en compte
Le syndicat « rappelle que le contrôle aérien français, à l’instar de l’ensemble des prestataires de services européens, est régi par des plans de performance européens qui prévoient une compensation de l’inflation via un ajustement en conséquence du taux de redevance, donc des recettes ».
De fait, le SNCTA demande que ces mécanismes « soient enfin convenablement pris en compte ».
« Le mutisme de la DGAC »
En outre, l’organisation syndicale dénonce « le mutisme de la DGAC », la Direction générale de l’aviation civile, sur le sujet.
Au mois de mai dernier, l’association Airlines for Europe (A4E) avait interpellé la Commission européenne pour demander la mise en place d’un « arbitrage obligatoire » avant une grève ou la « protection des survols » du pays touché par un mouvement social.
Obligation de déclaration de grève 48 heures à l’avance
L’AFP rapporte encore qu’au mois de juin dernier, une proposition de loi qui a été adoptée prévoit l’obligation pour les contrôleurs aériens de se déclarer grévistes 48 heures à l’avance, cà l’instar de ce qui se passe déjà à la RATP ou à la SNCF.
Pour Clément Beaune, le ministre des Transports, il s’agit là d’« Une mesure de bon sens ». Prochaine étape : passage de la proposition de loi devant les députés.