En bref
- La garantie légale reste mal connue en Europe
- Beaucoup la confondent avec une offre payante
- Dans certains pays, elle peut durer six ans
La garantie légale de 2 ans existe bien, mais beaucoup de consommateurs européens ne savent toujours pas vraiment comment l’utiliser. C’est le constat qui ressort d’une enquête menée dans les 28 États de l’Union européenne, ainsi qu’en Islande et en Norvège.
Une règle commune, mais encore mal identifiée
Dans l’Union européenne, la loi prévoit une garantie minimale de deux ans pour tous les biens neufs achetés sur son territoire. Dit autrement, si un produit neuf présente un défaut, l’acheteur dispose d’un droit prévu par la loi.
Mais ce droit reste flou pour pas mal de monde. L’enquête évoquée à l’échelle européenne montre que les consommateurs sont encore mal informés sur ce point. C’est là que le contraste frappe un peu, la règle est commune, claire sur le papier, et pourtant elle reste peu identifiée.
La confusion avec les offres payantes brouille tout
Le principal nœud du problème est assez simple. Beaucoup de clients ne font pas vraiment la différence entre la garantie légale, obligatoire, et la garantie commerciale, celle que les vendeurs proposent en plus et qui, elle, est payante.
Selon les éléments rapportés, les commerçants ne donneraient pas toujours des informations assez complètes sur cette garantie légale. Du coup, certains acheteurs pensent encore qu’il faut forcément souscrire une option supplémentaire pour être couverts, alors que la protection de base existe déjà.
Des refus existent, malgré un droit bien réel
Même lorsqu’un consommateur connaît la règle, tout ne se passe pas forcément bien. Certains ont déjà essuyé un refus de la part d’un commerçant au moment de faire appliquer cette garantie sur un produit défectueux.
Le Centre Européen des Consommateurs France appelle donc à la vigilance. L’organisme rappelle que la garantie légale de 2 ans en Europe est un droit, pas une option, et estime qu’il ne faut pas se laisser embobiner si un vendeur refuse le retour d’un produit défaillant. Le message est net, et il a le mérite d’être très lisible.
Selon les pays, la durée peut aller plus loin
Les deux ans ne sont pas toujours un plafond. Dans certains pays, cette protection peut être plus longue.
C’est le cas en Grande-Bretagne, en Suède ou encore en Islande, où la garantie légale peut aller jusqu’à six ans. Une précision utile, parce qu’elle montre que le cadre minimal européen n’empêche pas des règles plus favorables selon les pays.
Vos questions, nos réponses
La garantie légale et la garantie commerciale, ce n’est pas la même chose ?
Non. La garantie légale est un droit prévu par la loi pour les biens neufs achetés dans l’Union européenne. La garantie commerciale, elle, est une offre proposée par un vendeur, en plus, et elle peut être payante.
Pourquoi cette garantie reste-t-elle si peu utilisée ?
Le point qui revient le plus est le manque d’information. Beaucoup de consommateurs confondent les dispositifs, et certains vendeurs n’expliqueraient pas suffisamment ce que couvre déjà la garantie légale.
Que faire si un vendeur refuse d’appliquer cette garantie ?
Le Centre Européen des Consommateurs France recommande d’être vigilant et de ne pas accepter trop vite un refus sur un produit défectueux. Son message est clair, ce droit existe et il ne doit pas être présenté comme facultatif.
La durée est-elle exactement la même partout en Europe ?
Non. Deux ans correspondent au minimum prévu dans l’Union européenne pour les biens neufs, mais certains pays vont plus loin. La Suède, l’Islande et la Grande-Bretagne peuvent par exemple aller jusqu’à six ans.