En bref
- Les jeunes restent les plus touchés
- 5,85 millions d’inscrits en A, B et C
- Les seniors résistent mieux
Le contraste est net. Dans les derniers chiffres de France Travail, ce sont les jeunes qui voient leur situation se dégrader le plus, alors que les seniors échappent en grande partie à la hausse.
Les jeunes paient l’addition la plus lourde
Pour les moins de 25 ans, la progression des inscriptions sans aucune activité, en catégorie A, atteint 2,4 % sur le trimestre et 2 % sur un an. Si l’on ajoute les personnes qui exercent une activité réduite, la hausse reste marquée, avec 1,5 % sur le trimestre et 3,4 % par rapport à l’été 2025.
Ce décrochage se lit aussi dans un autre indicateur. Le taux de chômage des 15-24 ans, calculé selon les normes du Bureau international du Travail, s’élevait au deuxième trimestre à 21,6 %. La moyenne, tous âges confondus, était de 8,3 %. L’écart dit beaucoup.
La hausse est réelle, mais l’effet des nouvelles inscriptions compte
Au total, en additionnant les catégories A, B et C, donc les personnes tenues de chercher un emploi avec ou sans activité réduite, France Travail compte 5,85 millions d’inscrits. Cela représente une hausse de 0,8 % sur le trimestre et de 2,4 % sur un an.
Pour la seule catégorie A, l’augmentation atteint 0,9 % au troisième trimestre par rapport au deuxième, et 2,1 % sur un an.
Mais il y a un point de méthode. Sans l’inscription automatique à France Travail, lancée en janvier 2025 pour les allocataires du RSA et les jeunes en parcours d’insertion, la hausse retombe à 0,3 % sur le trimestre et 0,9 % sur un an. En parallèle, les inscrits en parcours social, la catégorie F, montent à 597.000, soit 10,4 % de plus sur le trimestre. Les nouveaux inscrits encore en attente d’orientation reculent, eux, à 386.000, en baisse de 13,8 %.
Chez les 25-49 ans, la dégradation est aussi visible
Pour les 25-49 ans, la hausse des inscriptions à France Travail atteint 1 % sur le trimestre. Sur le segment des personnes sans aucune activité, elle monte même à 3,5 %.
Si l’on inclut l’activité réduite, la progression est de 0,9 % sur le trimestre et de 3,2 % sur un an. Ce n’est pas la poussée la plus forte, mais elle concerne le cœur de la population active.
Les seniors font exception dans le tableau
Chez les 50 ans et plus, la tendance change. Les inscriptions n’augmentent pas, et la catégorie A recule même légèrement, de 0,1 % sur le trimestre et de 0,8 % sur un an.
En comptant aussi l’activité réduite, les chiffres restent presque stables, avec 0,2 % de hausse sur le trimestre et 0,0 % sur un an. Bref, la montée du chômage n’affecte pas toutes les générations de la même manière, et c’est ce déséquilibre qui pèsera dans les prochains mois.