En bref
- Lacoste aurait payé 9,9 millions d’euros à Bercy
- Le redressement initial atteignait 13,6 millions d’euros
- Le litige fiscal durait depuis quatre ans
Entre la première addition et le montant finalement payé, l’écart reste net. Lacoste aurait été redressé à hauteur de 9,9 millions d’euros, après une procédure qui visait au départ 13,6 millions d’euros.
Une facture allégée, mais encore très lourde
D’après L’Informé, la marque au crocodile a récemment réglé cette somme à Bercy pour clore un contentieux fiscal ancien. Le dossier, engagé il y a quatre ans, s’est donc terminé sur un montant inférieur à celui envisagé au départ.
Ce point compte, parce qu’il dit quelque chose du rapport de force dans ce type de procédure. Le redressement initial incluait 3,6 millions d’euros de majorations et de pénalités. Après contestation par Lacoste, la sanction a été ramenée à 9,9 millions d’euros. Pas de quoi parler d’anecdote, quand même.
Un différend fiscal ouvert depuis quatre ans
Le cœur du dossier concerne la holding qui contrôle de nombreuses filiales du groupe, en France mais aussi à l’étranger. Sont notamment évoqués l’Allemagne, l’Asie et les États-Unis.
Selon les informations publiées par L’Informé, les enquêteurs ont considéré que cette structure n’était pas en règle. Le détail précis des griefs n’a pas été rendu public ici, mais l’enjeu est clair, la question porte sur l’organisation d’un groupe qui opère sur plusieurs marchés à la fois. En gros, ce n’est pas la boutique qui est visée, c’est l’architecture du groupe.
Silence officiel, alors que la marque retravaille son image
Pour l’instant, ni la Direction générale des finances publiques, ni Lacoste n’avaient réagi. Ce silence est classique à ce stade, mais il laisse une zone grise sur les arguments exacts qui ont conduit à la réduction du montant.
Le timing frappe aussi. Car la marque a récemment présenté une nouvelle identité visuelle, avec un ajustement de son vert emblématique pour le rapprocher de sa teinte d’origine.
Deux séquences très différentes, donc. D’un côté, un travail d’image. De l’autre, un dossier fiscal à près de 10 millions d’euros. Et pour une entreprise aussi installée dans la culture populaire que dans la mode, ce genre d’affaire rappelle une chose simple, la solidité d’une marque ne se joue pas seulement en vitrine.