En bref
- Le café est lié à une mortalité plus faible
- Le thé vert a des effets solides
- Le thé noir et les infusions gardent un intérêt
Boire chaud ne relève pas seulement du confort. Plusieurs travaux associent une consommation régulière de boissons chaudes à une baisse du risque de mortalité, avec un avantage plus net pour le café et le thé vert. Mais toutes ne jouent pas dans la même catégorie.
Le café reste la boisson la mieux placée
Du côté du café, le signal est assez clair. Des travaux menés à partir des données de UK Biobank montrent que les personnes qui boivent une ou deux tasses par jour ont tendance à vivre plus longtemps.
D’autres recherches, cette fois dans des populations asiatiques, vont encore plus loin. Chez les personnes qui consomment cinq tasses de café par jour, le risque de décès toutes causes confondues baisse jusqu’à 28%.
L’explication avancée passe surtout par les polyphénols, des micronutriments riches en antioxydants. Ils aident à limiter l’inflammation et le stress oxydatif, deux mécanismes impliqués dans des maladies cardiovasculaires comme dans certaines atteintes neurodégénératives. La caféine pourrait aussi jouer un rôle, avec des effets plus variables selon les individus.
Le thé vert confirme sa solide réputation
Le thé vert revient lui aussi très souvent dans les études. Sa consommation régulière est associée à une diminution du risque de cancer, de maladie cardiaque et de mortalité toutes causes confondues.
Là encore, les polyphénols semblent au centre du jeu. L’un d’eux, l’EGCG, est souvent mis en avant. Une large méta-analyse publiée en 2025 a même conclu qu’une consommation régulière d’EGCG pourrait aider à prévenir certains cancers.
Le thé noir fait moins fort, mais il n’est pas hors jeu
Si vous buvez plutôt du thé noir, le bilan reste positif, même s’il paraît moins marqué que pour le café ou le thé vert. Les recherches le relient à une baisse de la pression artérielle et du cholestérol LDL.
Il est aussi associé à un ralentissement du déclin cognitif avec l’âge. Sur la mortalité toutes causes, l’effet paraît plus modeste : une étude fondée elle aussi sur UK Biobank fait état d’une réduction de 9 à 13% chez les personnes qui boivent plus de deux tasses par jour. Et le vieux débat sur le lait a perdu de sa force, les chercheurs estimant en grande partie que son ajout n’annule pas les bénéfices.
Les infusions ciblent surtout des effets précis
Toutes les boissons chaudes ne se mesurent pas uniquement à l’aune de la longévité. Les tisanes ont souvent de bons profils en polyphénols, avec des effets plus ciblés.
La menthe poivrée peut réduire les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. La camomille est liée à une meilleure qualité de sommeil lorsqu’elle est prise régulièrement. L’hibiscus, lui, montre un potentiel sur la baisse de la pression artérielle.
Le grog chaud garde surtout une réputation
Reste le grog. La science n’a pas encore vraiment tranché sur son intérêt contre les symptômes du rhume. Le liquide chaud peut aider à dégager les voies nasales, le miel à calmer la toux, et le citron apporte un peu de soutien via la vitamine C.
Pour le whisky, c’est beaucoup moins solide. Disons que son effet reste surtout, pour l’instant, perçu comme subjectivement médicinal.