En bref
- Bloctel a subi une fuite de 3 millions de numéros
- La DGCCRF exclut la divulgation d’autres données personnelles
- Le service disparaît avec la nouvelle loi
L’incident tombe au plus mauvais moment pour Bloctel. Alors que le dispositif arrive à sa fin, une fuite de données a exposé 3 millions de numéros de téléphone, a signalé mercredi la DGCCRF.
L’administration précise un point central, quand même. La base de données de Bloctel n’aurait pas été compromise elle-même. D’après la DGCCRF, un cybercriminel a récupéré des fichiers contenant ces numéros, mais sans autres informations personnelles associées.
Une fuite massive, mais circonscrite
Le volume est important, pas le périmètre annoncé. La DGCCRF assure qu’aucune donnée comme le nom, l’adresse ou d’autres éléments personnels n’a été divulguée dans cet incident.
Autrement dit, ce sont des numéros de téléphone qui circulent, et non l’ensemble des fiches des personnes inscrites. Ce n’est pas anodin pour autant, parce qu’un numéro seul peut suffire à multiplier les appels ou certains messages suspects.
Les inscrits ont été prévenus
Les consommateurs concernés n’ont pas découvert la fuite par hasard. Bloctel leur a envoyé un courriel pour les informer de l’incident.
Dans la foulée, la DGCCRF demande de rester attentive face aux sollicitations inhabituelles. Même chose pour les demandes d’action non sollicitées. En gros, si vous recevez un appel, un message ou une requête que vous n’avez pas déclenchés, prudence.
Un service en fin de parcours
Ce piratage intervient juste avant la fermeture définitive de Bloctel. Le gouvernement a prévu cette disparition dans le cadre d’une loi destinée à lutter contre le harcèlement téléphonique.
Le calendrier compte. L’incident survient donc avant la bascule complète vers un autre système, qui enterre le principe même de la liste d’opposition telle qu’elle fonctionnait jusqu’ici.
Ce qui change pour le démarchage
Depuis mardi, la règle n’est plus la même. L’ancien mécanisme reposait sur une inscription volontaire à Bloctel pour refuser le démarchage commercial.
Désormais, c’est l’inverse. Tout appel commercial doit reposer sur un consentement explicite, préalable et traçable. Et le professionnel doit être capable d’en apporter la preuve.
Résultat, la fuite touche un service appelé à disparaître, mais elle rappelle une chose très concrète, les données liées au démarchage restent sensibles jusqu’au dernier jour.