AVC : des chercheurs français mettent au point un médicament qui réduit de plus de 50% la mortalité

Des scientifiques ont développé un traitement innovant contre l'AVC (accident vasculaire cérébral) avec des essais cliniques très encourageants.

Infographie présentant de manière claire les signes précurseurs d'un AVC pour sensibilisation.
Image d'illustration. Infographie des trois signes avant coureurs d un avc — ADN

L’ effet du médicament sur le nombre de décès a dépassé les attentes

Dans la revue ‘The Lancet Neurology’, des chercheurs français de la société ‘Acticor Biotech’ annonce avoir développé un médicament innovant, le Glenzocimab qui doit être pris en cas d’AVC. En France, l’AVC reste la première cause de handicap et la deuxième cause en terme de mortalité.

130.000 personnes meurent chaque année d’un AVC en France

L’étude de ‘Acticor Biotech’ a été réalisée dans 6 pays européens sur plus de 160 patients. Les individus victimes d’un AVC ont reçu le Glenzocimab (qui fluidifie le sang) en association de la thrombolyse, un traitement déjà utilisé pour les AVC. Chef du service neurologie à l’hôpital Lariboisière, à Paris, le professeur Mikaël Mazighi, ajoute sur France Inter : « La particularité de ce médicament (reçu le Glenzocimab, NDLR), c’est qu’il va empêcher la formation des caillots mais il ne va pas augmenter le risque hémorragique ».

Ce médicament empêche la formation des caillots mais il ne va pas augmenter le risque hémorragique

Les médecins donnent d’autres précisions sur l’étude : « Il y a eu une réduction de la mortalité. Les patients ne recevant pas le médicament avaient une mortalité de 19 % et les patients recevant le médicament avaient une mortalité réduite à 8 % donc plus de 50 % de réduction de la mortalité« .

Puisque chaque minute compte, l’objectif le plus fou serait de pouvoir l’utiliser dès l’ambulance

Désormais des essais plus larges sont à venir comme le développe Mikaël Mazighi cette fois-ci dans le Figaro : « Puisque chaque minute compte, l’objectif le plus fou serait de pouvoir l’utiliser dès l’ambulance. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment nous devons encore franchir les étapes de développement« , conclut Mikaël Mazighi.

Lionel Durel

Spécialiste Santé

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