En bref
- Un Français expulsé dès son arrivée
- Jambon et fromage non déclarés
- Amende et trois jours de détention
L’addition est lourde pour un simple oubli. Un Français de 65 ans, ancien professeur des universités, a été expulsé d’Australie, détenu trois jours au total entre l’Australie et Singapour, puis sanctionné d’une amende d’environ 3 500 euros. En cause, du jambon et du fromage transportés sans avoir été signalés sur sa déclaration d’entrée.
Ce voyage devait marquer son départ à la retraite, avec un road-trip de trois semaines. Il s’est arrêté dès l’arrivée.
Une arrivée qui tourne immédiatement à l’expulsion
À la frontière, les autorités australiennes découvrent ces produits alimentaires dans ses affaires. Comme ils n’avaient pas été mentionnés sur le formulaire d’entrée, le dossier bascule vite. Le voyageur se voit refuser l’accès au territoire et son visa d’entrée est rejeté.
L’homme explique aussi que la police des douanes lui a retiré son passeport et son téléphone, avant de le faire patienter plusieurs heures dans un très petit bureau, sans aération ni eau. Ses excuses pendant l’interrogatoire n’ont rien changé.
Trois jours de détention sur le trajet du retour
Le plus marquant, pour lui, reste la suite. Avant d’être renvoyé, il passe deux jours en détention en Australie. Puis, lors de son transit à Singapour, une journée supplémentaire en prison s’ajoute.
Le sexagénaire dit être resté « traumatisé ». À propos de sa détention à Singapour, il décrit « une salle de 20 m² avec une quarantaine de personnes parquées, des gens drogués, saouls, des matons qui hurlent, une odeur infâme… C’était abominable ».
Des règles de biosécurité appliquées sans souplesse
Cette affaire rappelle la fermeté des règles de biosécurité en Australie. Elles visent à limiter les risques biologiques et à empêcher l’introduction ou la propagation d’agents pathogènes sur le territoire.
Les consignes destinées aux voyageurs précisent que si une déclaration est absente, trompeuse ou fausse, les articles peuvent être saisis et des sanctions peuvent suivre, avec des amendes, voire une peine d’emprisonnement pour certaines infractions pénales. À l’inverse, déclarer toutes ses marchandises protège d’une sanction, même si certains produits ne sont pas autorisés.
Le précédent du cassoulet, autre rappel à l’ordre
Le cas n’est pas isolé. Il y a quelques jours, Chloé, une Française installée en Australie, a indiqué avoir reçu une amende d’environ 2 713 euros (4 368 dollars australiens) pour ne pas avoir déclaré une boîte de cassoulet transportée dans son sac à dos.
La conserve valait 1,50 euro, achetée dans un supermarché discount en France. L’épisode a même fait réagir la Grande Confrérie du Cassoulet de Castelnaudary. Son grand maître, Michel Koehl, a choisi l’ironie, estimant que le douanier était sans doute plus ami avec les kangourous qu’avec le cassoulet, tout en le remerciant pour le coup de publicité.