Au Kenya, 42 femmes assassinées : Un tueur en série avoue ses crimes

Ce lundi, la police kényane a annoncé l'arrestation d'un psychopathe, "tueur en série", suite à sa confession d'avoir tué 42 femmes. La police a découvert neuf corps mutilés dans une décharge de Nairobi. Comment ont-ils attrapé ce meurtrier ?

Kenya police
Image d'illustration. Kenya police — ADN

TL;DR

  • Un tueur en série de 33 ans, Collins Jumaisi Khalusha, a été arrêté suite à l’assassinat de 42 femmes à Nairobi.
  • La police a subi de fortes critiques suite à la découverte des corps à proximité d’un commissariat.
  • Le renforcement de la pression sur les forces de sécurité kényanes depuis la mort de dizaines de personnes lors des récentes manifestations.

Arrestation d’un « tueur en série psychopathe » à Nairobi

Les faits macabres

Avec une expérience de deux décennies dans le journalisme, j’ai rencontré de nombreuses personnes et couvert diverses histoires, mais l’affaire de Collins Jumaisi Khalusha, 33 ans, sort de l’ordinaire. Ce dernier a été interpellé à Nairobi, et selon le chef de la Direction des enquêtes criminelles, Amin Mohammed, l’homme « a avoué avoir attiré, tué et disposé 42 corps de femmes sur le site de la décharge ».

La vie de Khalusha a finalement basculé lorsqu’il a été arrêté devant un établissement où il assistait à la finale de l’Euro 2020, qui opposait l’Espagne à l’Angleterre.

Des meurtres sordides

En perquisitionnant le domicile du suspect, les enquêteurs ont découvert une macchette, « qui selon nous, servait à démembrer les victimes », souligne Amin Mohammed.

L’une des atrocités qui ressort de son récit est l’admission que sa première victime était sa propre femme que Khalusha a avoué avoir étranglée avant de démembrer son corps. Selon les premiers interrogatoires, toutes les victimes ont été tuées de la même manière.

Pression sur les forces de l’ordre

Les meurtres se seraient déroulés entre 2022 et le 11 juillet 2024. La découvertes de neuf corps dont au moins huit femmes sur le site de la décharge a suscité une vive polémique. En effet, la décharge se trouve à moins de 100 mètres d’un commissariat de la police nationale. La proximité de la décharge avec le commissariat a soulevé de sérieuses questions.

Douglas Kanja, le chef par intérim de la police nationale, a promis des enquêtes transparentes malgré les fortes critiques. Cette affaire arrive alors que les forces de l’ordre kényanes sont sous pression suite à la mort de plusieurs personnes lors des manifestations face aux hausses de taxes proposées par le gouvernement.

En somme, il est impératif que les autorités kényanes prenne les mesures suffisantes pour assurer la sécurité des citoyens et veillent à ce que de tels actes ne se répètent pas.

Jérôme Nelra

Spécialiste International

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