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Attentats du 13 novembre : Les terroristes n’avaient pas pris de drogues

Actualité > Attentat
Par Sebastien Veyrier,  publié le 5 janvier 2016 à 10h14.

Contrairement aux soupçons des spécialistes du djihadisme, aucune trace de Captagon n’a été retrouvée dans le corps des terroristes responsables des attaques du 13 novembre.

Alors que la France s’apprête à commémorer les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Casher, elle est encore sous le choc des attaques du 13 novembre.

Selon les témoignages de nombreuses personnes présentes sur les lieux des drames lors des attentats de novembre, les terroristes semblaient dans un état second et les soupçons d’une prise de drogues afin de faciliter le passage à l’acte étaient très forts. Selon les dernières analyses toxicologiques pratiquées sur les corps des neuf terroristes tués pendant les évènements, il semblerait finalement que cela ne soit pas le cas.

Pas de drogues dans le corps des terroristes

Ces informations ont été dévoilées par le journal Le Parisien qui a réussi à se procurer les résultats des expertises toxicologiques pratiquées sur les corps des terroristes. Selon le quotidien, « Ces analyses montrent qu’ils n’avaient consommé ni stupéfiants ni alcool avant de passer à l’acte ».

Seules quelques traces « infimes » de cannabis ont été retrouvées dans le sang de Brahim Abdeslam qui a déclenché sa ceinture d’explosifs au comptoir Voltaire. Des traces de cocaïne ont également été détectées dans le corps d’Hasna Ait Boulahcen, la cousine d’Abdelhamid Abaaoud connue pour être une toxicomane. Dans les cas, ces traces infimes n’indiquent pas une consommation le jour des attaques.

La thèse du Captagon n’est pas fondée

Tout de suite après les attaques, de nombreux experts du djihadisme pensaient que les terroristes du 13 novembre avaient consommé de Captagon. La substance est connue au Moyen-Orient pour être utilisée par les combattants de Daesh, car elle fait disparaître le sentiment de peur en libérant de la dopamine dans le cerveau favorisant le passage à l’acte des terroristes.

Ces analyses ont de fait de quoi faire froid dans le dos, car elles signifient que les terroristes n’auraient eu cette fois besoin que de leur détermination pour passer à l’acte sans avoir à se droguer.

Le Récap
  • Pas de drogues dans le corps des terroristes
  • La thèse du Captagon n’est pas fondée
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