En bref
- Rocky est mort après son transfert en Espagne
- Marineland confirme, une autopsie est annoncée
- Les associations relancent leurs accusations
Un dauphin transféré cet été depuis Marineland, à Antibes, vers un parc espagnol est mort dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre. Le décès de Rocky, un mâle de 29 ans, relance aussitôt les critiques contre ce transfert et, plus largement, contre la captivité des cétacés.
Marineland, fermé depuis janvier 2025, a confirmé l’information. Le parc Selwo Marina, près de Malaga, doit maintenant pratiquer une autopsie pour établir les causes exactes de la mort.
Un décès confirmé quelques mois après le transfert
Le cas de Rocky concerne l’un des huit dauphins envoyés en juillet d’Antibes vers l’Espagne. À ce stade, aucun résultat vétérinaire n’a encore été communiqué.
C’est peu, mais c’est déjà assez pour rouvrir un dossier sensible. Le départ des animaux avait été contesté avant même leur voyage, alors que le parc français n’accueillait plus de visiteurs depuis des mois.
Les associations remettent leurs alertes sur la table
Du côté de Sea Shepherd France, l’association rappelle avoir tenté d’empêcher ce départ par la voie judiciaire. Elle dit avoir averti en amont sur plusieurs risques, notamment les fortes chaleurs, le stress du transport et la rupture des liens sociaux entre animaux.
Même ligne chez Tilikum spirit. L’association affirme qu’elle demandait depuis le début le maintien de tous les animaux à Marineland et attend désormais des précisions sur les circonstances du décès de Rocky. Elle réclame aussi une transparence complète sur les conclusions vétérinaires et sur les décisions prises malgré les alertes.
Les deux structures visent clairement les responsables du transfert. Elles estiment que des comptes doivent être rendus.
Une série de morts qui pèse dans le débat
La mort de Rocky n’arrive pas seule. Elle intervient après le décès de cinq autres cétacés transférés cet été depuis un parc fermé au Canada vers des aquariums situés aux États-Unis et en Espagne.
Dans ce groupe, il y avait quatre bélugas et une dauphine. Ce cumul nourrit la contestation autour des déplacements d’animaux entre établissements, avec une question simple en toile de fond, celle des conditions de transport et d’accueil après fermeture de certains parcs.
Bref, l’autopsie annoncée à Selwo Marina sera scrutée de près. C’est elle qui doit maintenant préciser ce qui s’est passé, au-delà de la polémique.