Apnée du sommeil : pour mieux dormir, la solution serait de perdre du poids et d’améliorer son hygiène de vie

Selon une nouvelle étude, perdre du poids et améliorer son hygiène de vie permettrait de réduire ou faire disparaitre les symptômes de l’apnée du sommeil.

Chambre sombre et lit défait, évoquant l'inquiétude et le manque de sommeil
Image d'illustration. Chambre faiblement éclairée avec lit défait — ADN

L’apnée du sommeil est un syndrome « associé à un ronflement nocturne et à une somnolence diurne, conséquence d’un sommeil très perturbé, saccadé et de mauvaise qualité », explique le site de l’Assurance maladie. Elle toucherait environ 4 % de la population française. D’après une récente étude publiée dans le JAMA, le fait de perdre du poids et d’améliorer son hygiène de vie permettrait de réduire les symptômes, voire de les faire disparaitre.

La solution pour dire adieu aux apnées du sommeil

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs sont venus  se poser la question suivante : « Une intervention interdisciplinaire axée sur la perte de poids et le mode de vie combinée aux soins habituels (traitement par ventilation à pression positive continue, ou PPC) est-elle efficace pour traiter un syndrome d’apnées du sommeil modéré à grave chez les personnes souffrant de surpoids ou d’obésité ? ».

Pour cela, ils ont effectué un essai clinique randomisé auprès de 89 hommes espagnols souffrant d’apnée du sommeil modérée à sévère et étant en surpoids ou obèses. Durant huit semaines, certains ont suivi un traitement clinique et d’autres sont venus modifier leurs habitudes de vie en plus des soins traditionnels. Dans les détails, ces derniers ont veillé à dormir suffisamment ; effectuer une activité physique via l’aérobie ; suivre un régime alimentaire destiné à leur faire perdre du poids ; et arrêter de fumer du tabac ou de boire de l’alcool.

Des habitudes de vie bien plus bénéfiques pour la santé

Les résultats montrent ainsi que les nouvelles habitudes de vie prises ont permis à 45 % des participants d’arrêter de prendre des traitements contre l’apnée du sommeil ; 62 % au bout de 6 mois. En conclusion de ces travaux, les chercheurs expliquent : « Cette étude a permis d’obtenir des améliorations cliniquement significatives et durables sur la sévérité et les comorbidités de l’apnée du sommeil, ainsi que sur la qualité de vie des malades. Notre approche peut donc être considérée comme une stratégie centrale pour faire face à l’impact considérable de ce trouble respiratoire de plus en plus courant ».

Gabriel Foffano

Spécialiste Santé

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