A Poitiers, un professeur suspendu 5 ans pour « harcèlement psychologique »
Un professeur de droit de l'Université de Poitiers s'est vu interdire d'exercer son métier pour une durée de 5 ans. Le motif : "harcèlement psychologique".
Le média local 7 à Poitiers, qui a révélé l’information, évoque « une décision rarissime en France ». Le 19 juillet dernier, la section disciplinaire de l’université de Poitiers a suspendu un professeur de droit d’exercice de sa fonction pour 5 années.
Cette interdiction a été motivée entre autres par des faits de « harcèlement psychologique » auprès d’étudiantes.
Des motifs qui accablent le professeur de droit
La rédaction du site, qui a longuement enquêté, relate que l’Université lui reproche « d’avoir, depuis plusieurs années, placé des étudiantes (…) dans une situation de harcèlement psychologique, à l’occasion d’échanges électroniques dans lesquels des allusions à leur apparence physique, des demandes pressantes de rendez-vous à Paris pour la journée, et même d’effectuer en cas de réussite à l’examen un voyage à l’étranger en sa seule compagnie, ont été formulées (…) ».
Mais d’autres motifs sont également invoqués, comme ceux faisant référence à une « Pression inadmissible sur les étudiants », des « expulsions pendant son cours », des « propos grossiers et choquants », ou encore un « mode de communication non éthique avec sa hiérarchie, ses collègues ».
Le professeur va faire appel de la décision
7 à Poitiers est parti à la recherche d’étudiantes concernées par ce « harcèlement ». Il relaie quelques extraits de courriers électroniques auprès de certaines d’entre elles : Oh ! La jolie brune pulpeuse ! (…) Est-ce parce que ça vous embête qu’on vous trouve ‘pulpeuse’ ou parce que vous vous imaginiez que ma préférence va au genre magazine de mode ? ». Ou encore : « Pourquoi rougissez-vous quand je vous regarde ? ».
Le professeur nie et évoque « une violation délibérée des droits de la défense », tout en estimant que son « honneur professionnel est bafoué ». Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, auprès duquel il a interjeté appel, devra statuer.