En bref
- Trump et Macron se rencontrent lundi à New York
- Le rendez-vous intervient en pleine poussée des crises
- Macron veut aussi défendre l’ONU et l’IA
La rencontre entre Donald Trump et Emmanuel Macron, lundi à New York, dépasse le simple tête-à-tête diplomatique. Elle arrive alors que les crises internationales s’accumulent, que les prix des carburants flambent et que la France veut peser sur le débat autour de l’ONU et de l’intelligence artificielle.
Un rendez-vous calé dans un agenda très politique
La Maison Blanche a confirmé l’entretien pour lundi 21 septembre 2026 dans l’après-midi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. L’agenda du président américain fixe ce rendez-vous à 17h35 locales, soit 23h35 à Paris.
Juste avant, Donald Trump doit être reçu par le maire de New York, Zohran Mamdani, jeune élu de la gauche démocrate et adversaire déclaré de sa ligne politique. Le contraste est net, quand même, dans une même séquence diplomatique.
Macron arrive avec le Canada en arrière-plan
Avant de rejoindre New York, Emmanuel Macron passe par Saint-Pierre-et-Miquelon, territoire français de l’Atlantique Nord. Il y a rencontré dimanche le Premier ministre Mark Carney.
Les deux responsables ont défendu la souveraineté de leurs pays et plaidé pour un rapprochement profond. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte tendu, Donald Trump multipliant les menaces d’annexion contre le Canada. Le président américain a aussi récemment diffusé une carte recouvrant toute la zone du drapeau américain, y compris Saint-Pierre-et-Miquelon.
Ukraine, Moyen-Orient, pétrole, les dossiers s’empilent
Une fois à New York, Emmanuel Macron doit enchaîner les entretiens consacrés aux grands foyers de tension. Sont notamment prévus des échanges avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. L’Élysée travaille aussi à plusieurs rencontres avec des dirigeants du Moyen-Orient, dont le président iranien Massoud Pezeshkian.
Ces dossiers ont aussi un effet très concret. La hausse du pétrole, dans un contexte d’intensification des hostilités entre l’Arabie saoudite et les combattants houthis pro-iraniens du Yémen, pousse les prix des carburants à des niveaux records en France comme aux États-Unis.
L’ONU en toile de fond, l’IA dans les cartons
Le président français doit également voir les principaux acteurs mondiaux de l’IA. Paris veut que ce sujet prenne davantage de place dans les enceintes internationales.
Mardi, devant l’Assemblée générale, Emmanuel Macron compte défendre un multilatéralisme jugé plus efficace, fondé sur des coalitions d’États et d’acteurs capables d’obtenir des résultats concrets. La présidence française estime que l’ONU traverse une mauvaise passe et juge l’efficacité actuelle de l’action multilatérale incertaine, sur fond de désengagement progressif des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.