À l’Assemblée nationale, la gauche approuve la partie recettes du budget de la Sécu

Les députés ont ratifié le texte avec 126 voix favorables contre 98 défavorables. Le Rassemblement National s'est abstenu tandis que les représentants macronistes et de droite ont exprimé leur opposition. Quels en seront les impacts potentiels ?

Assemblee nationale deputes
Image d'illustration. Députés à l'Assemblée nationale. — ADN

Tl;dr

  • L’Assemblée nationale a approuvé le budget 2025 de la Sécurité sociale
  • Le texte a été soutenu par la gauche et critiqué par la droite
  • Le RN s’est abstenu pour permettre l’examen de la partie dépenses.

Adoption du budget 2025 de la Sécurité sociale par l’Assemblée nationale

Le lundi 4 novembre 2024, l’Assemblée nationale a validé une version révisée de la partie recettes du budget 2025 de la Sécurité sociale. Cette approbation a été possible grâce au soutien de la gauche, tandis que les députés macronistes et de droite s’y sont opposés.

Les détails du vote

Le texte a recueilli 126 voix « pour » et 98 « contre ». Le Rassemblement National (RN) s’est abstenu. Ce vote permet maintenant à l’Assemblée de commencer l’examen de la partie « dépenses » du texte.

La gauche a réussi à augmenter les cotisations sur les revenus du capital et les dividendes. Selon le député socialiste Jérôme Guedj, cette mesure a permis de « dégager de manière raisonnable (…) un niveau de financement de la protection sociale et de la sécurité sociale à la hauteur des besoins ».

Les députés de droite et du centre, cependant, ont rejeté la hausse des cotisations patronales souhaitée par le gouvernement. Elise Leboucher, membre du parti La France Insoumise, a souligné : « La gauche de cet hémicycle a ainsi trouvé des majorités pour remplir les caisses de la Sécu, pendant que la droite a déployé tous ses efforts pour les vider ».

https://twitter.com/JeromeGuedj/status/1853540394665144668

Les réactions politiques

Les députés du « socle » gouvernemental, pour leur part, ont déploré un texte « vidé de son sens et de tout sérieux, politique et budgétaire », comme l’a résumé François Gernigon du parti Horizons. Thibault Bazin, député Les Républicains, a critiqué les taxes et charges créées pour près de 17 milliards d’euros, touchant selon lui les classes moyennes.

Le RN, bien qu’ayant critiqué le texte initial, a choisi de s’abstenir pour ne pas mettre fin prématurément aux débats. « Nous voulons permettre d’examiner la partie dépenses. Et si nous votons contre, nous ne pourrons pas le faire », a expliqué Christophe Bentz, du RN.

Après le vote, Marc Fesneau, président du groupe MoDem, a exprimé son agacement, dénonçant une « collusion du populisme ».

Benjamin

Spécialiste Politique

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