A Calais, le mur « anti-intrusions » est terminé

Quatre mètre de haut, 1 kilomètre de long. Le mur qui doit empêcher les migrants d'investir les camions en partance pour le Royaume-Uni est achevé.

La rocade qui mène au port de Calais est désormais longée sur 1 kilomètre par un mur de 4 mètres de hauteur. Il est censé empêcher les migrants de monter illégalement à bord des camions qui embarquent plus loin pour gagner l’Angleterre.

Un mur financé par le Royaume-Uni

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, « Les travaux du mur végétalisé sont achevés ». Son coût de 2,7 millions d’euros est supporté par le Royaume-Uni et le chantier avait débuté en septembre dernier, quelques jours avant le démantèlement de la « jungle ».

Ce mur « anti-intrusions » vient en prolongement de grillages auparavant mis en place. Si pour Jean-Marc Puissesseau, PDG du port de Boulogne-Calais, il s’agissait fin novembre d’« un outil extrêmement important, ça montre que l’autoroute est sécurisée », tout le monde est loin d’être du même avis.

Un mur critiqué

La maire LR de la ville, Natacha Bouchart, avait attaqué le principe d’un tel édifice devant le tribunal administratif, estimant que sa construction n’avait « plus lieu d’être », étant donné que le démantèlement avait été annoncé par Bernard Cazeneuve au début du mois de septembre. Mais la justice avait rejeté son recours suspensif, arguant du fait que le flux de migrants n’allait pas « à court terme » se tarir.

De fait, le tribunal jugeait également que le mur était en mesure de « prévenir les probables tentatives d’intrusions », en sécurisant la circulation routière.

Les associations venant en aide aux migrants avaient également fait peur de leur opposition à l’édification d’un tel ouvrage, estimant que ces millions d’euros auraient été mieux affectés à leur logement ou leur accompagnement.