Bruno Le Maire intègre une grande multinationale néerlandaise

Image d'illustration. Usine semi-conducteursADN
À partir du 1er janvier prochain, l'ex-ministre de l'Économie intégrera ASML, une entreprise néerlandaise spécialisée dans la fabrication de machines de production de semi-conducteurs.
Tl;dr
- L’ancien ministre français Bruno Le Maire rejoint ASML.
- Le Maire conseillera le conseil d’administration dès janvier 2025.
- La HATVP juge ce projet compatible avec ses fonctions publiques passées.
Une nouvelle aventure pour Bruno Le Maire
Le monde des semi-conducteurs s’apprête à accueillir un nouvel acteur. En effet, Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie, a été nommé au sein de ASML, le fabricant néerlandais de machines de production de semi-conducteurs. Son entrée en fonction est prévue pour le 1er janvier 2025.
Un rôle de conseiller à ASML
Le Maire ne sera pas un simple employé de l’entreprise. Il a été choisi pour conseiller le conseil d’administration du groupe. Son expérience au sein du gouvernement français et sa connaissance de l’économie européenne seront sans doute des atouts précieux pour le fabricant néerlandais.
Un feu vert de la HATVP
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a donné son accord pour cette nomination. Cependant, elle a posé une condition : Bruno Le Maire devra éviter tout démarchage des membres du gouvernement ou de son cabinet en exercice parallèlement à lui tant qu’ils occupent des fonctions publiques, ainsi que des services sur lesquels il avait autorité.
Un contexte international sensible
La prise de poste de Bruno Le Maire intervient dans un contexte international complexe. En effet, quelques semaines après son arrivée, Donald Trump sera investi président des Etats-Unis. Durant son premier mandat, Trump a initié des mesures pour restreindre l’exportation d’ASML en Chine, étendues ensuite sous l’administration de Joe Biden avec l’accord du gouvernement néerlandais.
Rappelons que Bruno Le Maire a joué un rôle clé dans l’attribution d’une aide de l’Etat de 2,9 milliards d’euros pour une nouvelle usine de semi-conducteurs du groupe franco-italien STMicroelectronics avec l’Américain GlobalFoundries en France, dans le cadre du « Chips Act », plan d’ampleur de l’Union européenne pour renforcer les capacités européennes dans le secteur.