Sondage confinement : La perspective d’un troisième confinement divise les Français
Un sondage l'Ifop montre que les Français adhèrent moins à un troisième confinement strict. Explications.
Ce matin lors de l’interview politique de Sonia Mabrouk sur Europe 1, le politologue Jérôme Fourquet, directeur du pôle « opinion et stratégie d’entreprise » de l’Ifop a fait le point sur le degré d’acceptation d’un futur confinement par la population française. Il en ressort que seulement 47% des Français « adhéreraient à un troisième confinement » alors même que le gouvernement cherche en ce moment même la ‘meilleure solution’, un reconfinement ‘très serré » pourrait être envisagé.
L’opinion publique a beaucoup évolué
Dans le détail et selon Jérôme Fourquet, par rapport au premier confinement en mars dernier « l’opinion publique a beaucoup évolué ». Moins d’un Français sur deux adhérerait à un troisième confinement « dans les prochaines semaines ou les prochains mois ». Le responsable rappelle qu’au moment du premier confinement, « la peur aidant », plus de 90% » de la population adhérait à cette mesure. Le 28 octobre, lors de l’annonce du deuxième confinement, « deux tiers des Français approuvaient cette décision ». Début décembre, environ 60% de la population adhérait à l’idée d’une prolongation de ce deuxième confinement. « Mais à l’époque, il y avait une carotte qui était promise aux Français, c’était la perspective de pouvoir passer des fêtes en famille », temporise Jérôme Fourquet. L’enquête mardi et mercredi montre que seuls « 46 à 47% » des Français approuveraient un troisième confinement. Un chiffre en baisse notamment en raison de l’absence de « perspective positive » comparable à Noël ». « Il n’y a plus de consensus autour du confinement, la France est partagée« , a résumé hier sur BFMTV Bernard Sananès, président de l’institut Elabe. « Il faut s’en souvenir, ce consensus a existé, il a été très solide. (…) Souvenez-vous on était surpris de voir comment les Français, notamment durant le premier confinement, avaient accepté, pas de gaieté de cœur bien sûr, cette mesure.«