Violences : selon Pécresse, « le gouvernement dissimule la gravité de la situation »
Dans un entretien accordé au Figaro, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse accuse le gouvernement de "dissimuler la gravité de la situation" relative aux faits de violence. Elle attribue de même à la gauche un déni de réalité sur l'âge des casseurs.
Alors que la manifestation silencieuse tenue samedi à Bobigny pour dénoncer les violences policières a donné lieu à des débordements, le sujet, plus large, des casseurs vient d’être évoqué par la présidente LR (Les Républicains) du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse.
Dans un entretien accordé à nos confrères du Figaro (article complet réservé aux abonnés), elle reproche au gouvernement de François Hollande de minimiser l’impact des faits de violence des « bandes » : « Il est urgent de prendre conscience de l’ampleur de ce qui est en train de se passer à Paris et en banlieue car il ne s’agit pas de commenter des incidents isolés mais d’organiser une vraie résistance contre la loi des bandes qui s’oppose aujourd’hui à la loi de la République. Le gouvernement dissimule la gravité de la situation. Des dizaines de communes ont été touchées par des casseurs ».
Pécresse dénonce « un « déni de réalité » de la gauche
Valérie Pécresse dénonce de même « un déni de réalité sur l’âge des auteurs de violences », ajoutant que ces derniers « sont aujourd’hui de plus en plus jeunes ». Et de poursuivre en indiquant qu’« il faut mettre fin à l’excuse de minorité qui conduit les mineurs à se considérer comme ‘intouchables’ par le juge avant 18 ans ».
Plus d’allocations familiales pour les décrocheurs têtus
On imagine donc que la présidente de la région Île-de-France a accueilli avec un certain enthousiasme l’annonce, intervenue mercredi, du candidat François Fillon quant à l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans, mesure par ailleurs proposée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore en course. L’objectif affiché du vainqueur de la primaire de la droite et du centre, mettre fin à l’abus de « clémence du système » par « les individus de 16 ou 17 ans ».
Mme Pécresse s’est enfin prononcée en faveur de la suppression des allocations familiales « en cas de refus de retour à l’école » pour les jeunes présentés comme « décrocheurs ».