Menu
24matins
Navigation : 
  • Actualité
    • Faits Divers
    • Insolite
    • Société
    • International
  • Économie
  • Santé
  • Politique
  • Sport
  • Tech
    • trackr.fr
  • Divertissement
    • Séries TV
    • Films
    • Recettes
En ce moment : 
  • James Cameron
  • Quotidien
  • États-Unis (USA)
  • IA
  • Froid

Vers une mobilisation historique ? Les médecins libéraux appelés à faire grève de nombreux jours

Société > Grève > Médecins
Par Jérôme Nelra,  publié le 4 janvier 2026 à 22h00.
Société
Stéthoscope sur bureau vide

Image d'illustration. Stéthoscope sur bureau videADN

Dès ce lundi, les médecins sont invités à cesser le travail pour une durée de dix jours. Ce mouvement de grève, d'une ampleur exceptionnelle selon les syndicats, devrait fortement perturber le fonctionnement des établissements de santé.

Tl;dr

  • Grève massive des médecins libéraux dès le 5 janvier.
  • Protestation contre la loi de financement de la Sécurité sociale.
  • Risque de paralysie pour l’hôpital public et les cliniques.

Une mobilisation inédite du corps médical

Ce lundi 5 janvier, un mouvement d’ampleur secoue le secteur médical français : cabinets fermés, blocs opératoires à l’arrêt, manifestations dans plusieurs villes… Pour dix jours, les médecins libéraux sont appelés à cesser leur activité, dénonçant des « politiques qui les piétinent ».

Selon Frank Devulder, président de la CSMF, « Le mouvement sera excessivement suivi, je n’ai pas vu ça depuis 30 ans ». Une détermination qui trouve écho chez nombre de praticiens, estimant ne plus être entendus par les pouvoirs publics.

Des griefs multiples contre la nouvelle loi

Au cœur de cette colère : la toute récente loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée mi-décembre. Les revendications sont nombreuses : budget jugé insuffisant face aux besoins croissants, encadrement renforcé des arrêts maladie, baisse possible des tarifs de certains actes sans négociation préalable…

Autant de mesures que les médecins considèrent comme une atteinte directe à leur « liberté d’exercice ». D’autres dispositions accentuent la grogne : restriction envisagée de la liberté d’installation et durcissement du cumul emploi-retraite, très utilisé dans la profession.

L’ampleur du mouvement et ses répercussions concrètes

Jamais depuis des décennies une telle unité n’avait été observée entre syndicats représentatifs (comme Avenir Spé/Le Bloc, FMF, SML, ou encore la jeune génération réunie sous Médecins pour Demain). Les actions prévues vont bien au-delà du simple arrêt des consultations : fermeture totale ou partielle des cabinets, « grève administrative » refusant la transmission de données à l’Assurance Maladie, mais aussi manifestation le samedi 10 janvier à Paris. Parmi les initiatives symboliques, près de 2 000 chirurgiens et anesthésistes partiront plusieurs jours à Bruxelles pour illustrer le risque réel d’exil professionnel.

Les conséquences sur le terrain s’annoncent lourdes : selon la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), jusqu’à « 80% des blocs opératoires fermés » pourraient être enregistrés. Les patients nécessitant une prise en charge urgente seraient orientés vers l’hôpital public – déjà mis à rude épreuve.

Pour mieux cerner l’impact immédiat :

  • Cabinets médicaux : forte proportion fermés ou limités aux urgences.
  • Bases hospitalières privées : activités chirurgicales largement suspendues.
  • Soutien massif : près de 85% des adhérents syndicaux engagés dans la grève.

L’État tente d’apaiser sans convaincre

Face à cette mobilisation historique, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a tenté une main tendue. Elle met en avant certaines concessions – disparition d’amendes pour non-remplissage du dossier médical partagé, promesse qu’aucune baisse tarifaire ne sera imposée unilatéralement. Pourtant, ces engagements peinent à rassurer.

La lassitude domine : « C’est la dixième ministre sous Macron, aucune garantie réelle n’est offerte », souligne un syndicaliste. Le bras de fer est donc lancé et pourrait bien marquer un tournant dans les relations entre l’État et les professionnels du soin.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une mobilisation inédite du corps médical
  • Des griefs multiples contre la nouvelle loi
  • L’ampleur du mouvement et ses répercussions concrètes
  • L’État tente d’apaiser sans convaincre
En savoir plus
  • La SNCF menacée par une grève en janvier : les syndicats réclament une revalorisation salariale
  • Les médecins libéraux prévoient une grève inédite à compter du 5 janvier 2026
  • Grève et colère chez Amazon Brétigny : le Black Friday sous tension
Vous aimez nos contenus ?
Recevez chaque jour nos dernières publications gratuitement et directement dans votre boite mail
Recevoir la newsletter
  • À Propos
  • Nous contacter
  • Infos Légales
  • Gestion des données personnelles
© 2026 - Tous droits réservés sur les contenus du site 24matins  - ADN Contents -