Vers le remboursement des protections périodiques réutilisables : quelles options seront concernées ?

Certaines protections menstruelles réutilisables, comme les coupes et les culottes, s’apprêtent à être remboursées en France. Cette mesure vise à faciliter l’accès à ces alternatives durables, en précisant les produits concernés par ce futur dispositif.

Des femmes discutent dans un café
Image d'illustration. Des femmes discutent dans un café — ADN

Tl;dr

  • Remboursement des protections menstruelles réutilisables dès la rentrée.
  • Mesure pour les moins de 26 ans et précaires.
  • Lutte contre la précarité menstruelle confirmée par le gouvernement.

Un remboursement attendu et enfin effectif

Trois années d’attente auront été nécessaires. Le gouvernement a finalement confirmé, ce jeudi 16 avril 2026, que le remboursement des protections périodiques réutilisables entrera en vigueur à la prochaine rentrée universitaire. Un soulagement pour nombre de femmes concernées par ce dispositif, qui avait pourtant été validé dans le budget de la Sécurité sociale dès la fin de l’année 2023, mais dont la mise en œuvre traînait en raison de l’absence du décret d’application.

Qui est concerné ? Les modalités pratiques

Ce sont environ 6,7 millions de personnes, selon les estimations partagées par les ministères de la Santé et de l’Égalité femmes-hommes, qui vont pouvoir bénéficier de cette avancée. La mesure cible :

  • Les assurées âgées de moins de 26 ans
  • Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), sans limite d’âge

Concrètement, seules les protections réutilisables – telles que les culottes lavables ou les coupes menstruelles (« cups ») – commercialisées en pharmacie seront remboursées.

Lutter contre une injustice persistante

L’ambition affichée du gouvernement est double : garantir à chacune un accès simple et effectif à des produits essentiels pour la santé et la dignité, tout en œuvrant à « lutter contre la précarité menstruelle », comme l’a souligné la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Elle insiste : « La précarité menstruelle n’est pas une fatalité : c’est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination. » Le gouvernement souhaite ainsi soutenir le pouvoir d’achat et encourager le recours à des alternatives plus durables.

Difficultés et retards : un engagement enfin tenu ?

Longtemps différée, cette mesure avait suscité incompréhension et colère parmi certaines associations féministes ainsi que chez les fabricants de protections durables. D’ailleurs, lors d’une séance à l’Assemblée nationale en 2025, Aurore Bergé reconnaissait déjà publiquement ce « retard […] pas acceptable » tout en promettant une entrée en vigueur « avant la fin de l’année prochaine ». Désormais officialisé, ce remboursement se veut un signal fort contre une inégalité encore trop répandue dans la société française.

Morgan Fromentin

Spécialiste Santé

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