Étude : un Français sur trois se prive de produits d’hygiène pour des questions de budget

Alors que la loi déposée par le député Frédéric Descrozaille limite à 34% les promotions faites sur les produits d’hygiène, d’entretien et de beauté, une étude de l'association 'Dons solidaires' montre que les Français se restreignent sur les produits d'hygiène.

Gros plan d'un graphique de la bourse en mouvement, mettant en évidence les tendances économiques et les inquiétudes financières globales.
Image d'illustration. Graphique boursier fluctuant — ADN

Deux fois plus nombreux qu’en 2021 à contrôler leur consommation de papier toilette…

Le réseau associatif ‘Dons solidaires’ vient de publier la troisième version de son baromètre sur la précarité hygiénique et lance l’alerte d’une précarité hygiénique grandissante aux conséquences alarmantes sur l’estime de soi et l’inclusion sociale.

Une précarité hygiénique grandissante

Femmes, parents, jeunes : la précarité hygiénique ne cesse de progresser en France et n’est plus l’apanage des bénéficiaires d’associations indique ‘Dons solidaires’. Face à cette inflation galopante, les consommateurs supprime de produits jugés pas essentiels à 100% et cela passe par les serviettes hygiéniques, les déodorants, les couches et une grande majorité des produits d’hygiène comme le dentifrice par exemple.

En 2023, 34% des Français limitent leur consommation de produits d’hygiène de base

En 2023, 34% des Français limitent leur consommation de produits d’hygiène de base, faute de moyens, annonce ‘Dons solidaires’ avec ce sondage réalisé par l’Ifop.

La déléguée générale de ‘Dons solidaires’, précise : « Les Français sont en moyenne deux fois plus nombreux qu’en 2021 à contrôler leur consommation de papier toilette, à espacer les lavages pour réduire l’utilisation de shampoings, à se laver le corps sans savon ou les dents sans dentifrice« .

Les plus défavorisées sont deux fois plus (73 %) à souffrir de l’inflation et à se priver de ces produits. Ainsi, ils doivent renoncer à l’achat de déodorant (41 %), de shampoing (34 %) ou encore de protections menstruelles (31 %), des chiffres en très nette hausse (6 points en moyenne vs. 2021).

Dégradation de l’estime de soi et exclusion sociale

L’association lance un appel aux grandes entreprises et aux industriels afin d’éviter des conséquences sanitaires désastreuses. Une réalité difficile qui dégrade l’estime de soi et engendre une exclusion sociale. Une situation de plus en plus alarmante, en particulier pour les jeunes, les femmes et les parents.

Lionel Durel

Spécialiste Économie

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