Vente illégale : l’Agence du médicament cible des sites proposant Wegovy et Mounjaro

Image d'illustration. Écran d ordinateur affichant un site de médicaments non autorisésADN
L’agence nationale de sécurité du médicament a récemment engagé des actions contre plusieurs sites internet accusés de commercialiser illégalement des traitements contre l’obésité, tels que Wegovy et Mounjaro, soulignant les risques liés à ces pratiques non autorisées.
Tl;dr
- L’ANSM cible des ventes illégales d’antiobésité en ligne.
- Des sites étrangers ignorent les mesures de retrait.
- Certains produits sont frauduleux et potentiellement dangereux.
Ventes illégales d’antiobésité : l’ANSM durcit le ton face aux sites étrangers
Depuis plusieurs mois, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) s’emploie à contrer la prolifération de médicaments antiobésité détournés sur internet.
Ce mercredi 19 novembre, l’agence a annoncé un nouvel arsenal de « police sanitaire » visant spécifiquement les plateformes en ligne qui continuent à proposer ces traitements sans ordonnance, malgré des avertissements et sanctions initiaux.
Des plateformes sous surveillance, mais une fraude persistante
Dès septembre dernier, la « gardienne du médicament » avait déjà mis la lumière sur dix sites marchands qui faisaient ouvertement la publicité et la vente illicite d’analogues du GLP-1. Ces substances, dont les noms commerciaux sont bien connus — Ozempic, Wegovy, Saxenda, Victoza, Trulicity, ou encore Mounjaro — ne devraient être délivrées qu’en pharmacie sur prescription médicale. Leur action est cruciale dans la régulation de la glycémie et de l’appétit, mais leur disponibilité hors cadre légal alarme les autorités sanitaires.
Malgré un premier tour de vis impliquant le retrait des annonces par des géants comme Cdiscount, eBay ou Amazon, certains opérateurs échappent toujours aux filets législatifs français. Deux sociétés basées à Hong Kong — Hamjouy Limited et Zongest Limited — persistent à maintenir en ligne des offres alléchantes via des plateformes telles que clairezon.com ou slimsculed.com. Face à ce contournement manifeste, l’ANSM engage donc des mesures ciblées pour suspendre toute activité commerciale autour de ces produits frauduleux.
Mise en garde contre des produits trompeurs et dangereux
Au-delà de la simple infraction réglementaire, un constat plus inquiétant émerge : certains patchs commercialisés comme contenant un aGLP-1 (sémaglutide) n’en possèdent aucune trace. Pire encore, selon l’institution, ils pourraient contenir « d’autres substances nocives pour la santé ».
La vigilance est donc requise pour tous les consommateurs : présence abusive du logo de l’ANSM ou même celui de l’Agence européenne du médicament (EMA), arguments thérapeutiques mensongers… Les autorités préviennent que chaque nouveau signalement déclenchera une réaction proportionnée afin d’enrayer cette fraude numérique.
Synthèse : quelles conséquences pour le public ?
Pour résumer les actions annoncées par l’ANSM, il convient de retenir que :
- Toute vente illégale sera systématiquement signalée aux douanes.
- L’action conjointe avec le portail Pharos vise à tarir l’offre illicite.
- L’information du public reste une priorité pour limiter les risques sanitaires.
Dans ce contexte tendu où les frontières numériques brouillent parfois les règles du jeu, l’agence rappelle son engagement à protéger avant tout la santé publique face aux nouveaux modes d’achat en ligne.