Tron: Ares n’est pas une suite directe de Tron: Legacy pour Joseph Kosinski

Le réalisateur américain de Tron: Legacy considère que le film Tron: Ares ne s’inscrit pas dans la continuité directe de son propre récit. Il souligne une distinction importante entre son œuvre et ce nouveau projet cinématographique issu de l’univers Tron.

Tron: Legacy
Image d'illustration. Tron: Legacy — ADN

Tl;dr

  • Tron: Ares n’est pas considéré comme une suite directe par Joseph Kosinski, mais plutôt comme une histoire parallèle réutilisant certaines idées de Tron: Ascension.
  • Le film a été tourné sans la participation créative de Joseph Kosinski et n’a pas suivi sa vision originale, aboutissant à un résultat commercial catastrophique.
  • Face à l’échec de Tron: Ares, Disney semble mettre la franchise Tron en pause, tandis que Joseph Kosinski se concentre sur d’autres projets.

Un retour contesté dans l’univers de Tron

L’été dernier, le public retrouvait l’univers numérique de Tron avec la sortie de Tron: Ares. Beaucoup y voyaient une suite logique à Tron: Legacy, mais la réalité est tout autre. Interrogé par Empire Magazine, le réalisateur emblématique du second volet, Joseph Kosinski, affirme qu’il ne considère pas ce nouvel épisode comme un prolongement direct. Selon lui, même si certains éléments scénaristiques et visuels rappellent ses propres travaux sur un projet abandonné nommé Tron: Ascension, il s’agit plutôt d’une histoire parallèle : « Ce n’est pas vraiment une suite. Des idées que j’avais envisagées pour Ascension ont été réutilisées, mais le récit a été totalement inversé. On raconte ici une histoire différente, d’un autre point de vue. »

De l’ombre à la lumière

Crédité uniquement en tant que producteur exécutif sur Tron: Ares, Joseph Kosinski n’a pas participé à l’écriture du scénario. Sa vision initiale pour la franchise reposait pourtant sur un concept inédit : un « film d’invasion venu de l’intérieur de la machine », où l’action passerait progressivement du monde réel à celui des programmes, avant un retour final dans notre réalité. Mais entre désaccords créatifs et changements de direction chez Disney, cette piste ne verra jamais le jour.

Avec le recul, difficile de ne pas s’interroger sur ce choix stratégique. Car si à sa sortie en 2010, Tron: Legacy avait déçu avec 400 millions de dollars pour un budget conséquent (170 millions) et des critiques mitigées, il jouit aujourd’hui d’un regain d’affection certain auprès des fans.

L’échec retentissant d’Ares et les regrets persistants

Malgré les ambitions affichées par le studio — et la présence remarquée de Jared Leto, incarnant le programme sophistiqué Tron: Ares envoyé dans le monde réel — le résultat commercial s’est avéré catastrophique : moins de 142 millions de dollars récoltés mondialement pour un budget dépassant les 200 millions. En toile de fond plane donc cette question lancinante : qu’aurait donné une version supervisée jusqu’au bout par Joseph Kosinski, aujourd’hui cinéaste phare à Hollywood après l’immense succès du blockbuster Top Gun: Maverick et de F1 ?

L’univers de Tron reste en suspens

Face au flop de Tron: Ares, difficile d’imaginer aujourd’hui une nouvelle incursion dans cet univers culte — du moins sous la houlette actuelle de Disney. Même si les regrets sont palpables chez certains admirateurs, Joseph Kosinski, lui, préfère tourner la page vers des horizons plus porteurs.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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