Toulouse : ils appellent leur enfant Jihad, le procureur de la République saisi
Le procureur de la République de Toulouse a été saisi après qu'un couple a décidé de nommer son bébé Jihad. Un prénom ayant d'ailleurs déjà été donné à un enfant en France.
Début août, un couple habitant Léguevin (Haute-Garonne), ville située en banlieue de Toulouse, devenait les parents d’un enfant. Rien d’atypique en soi, si ce n’est le choix du prénom du bébé : Jihad. C’est en effet sous ce nom que des combattants entendent mener une guerre au nom de leur religion.
Il convient cependant de préciser, comme le rapporte actuToulouse, que Jihad ne veut pas littéralement dire « guerre sainte », sa traduction se rapprochant davantage d' »effort », de « lutte » ou encore de « résistance ». Toujours est-il que de par la résonance du nom dans nombre d’esprits, un signalement a été transmis au procureur de la République de Toulouse.
Ils appellent leur enfant Jihad : un nouveau nom pourrait lui être donné
Un procureur qui après examen du dossier, aura à décider si ce dernier doit être remis entre les mains du juge aux affaires familiales. Celui-ci pourra alors être en mesure de donner un autre prénom à l’enfant s’il est estimé que cette appellation est « contraire à l’intérêt de l’enfant », tel que l’indique une circulaire datant de 2011.
Le document dit également que « tel pourrait être le cas, par exemple, sous réserve de l’appréciation des juridictions, des prénoms ayant une apparence ou une consonance ridicule, péjorative ou grossière, ceux difficiles à porter en raison de leur complexité ou de la référence à un personnage déconsidéré dans l’histoire, ou encore de vocables de pure fantaisie ».
Un précédent porté devant la justice
Ce n’est pas la première fois qu’un bébé est appelé de la sorte en France. En 2012 dans le Vaucluse, un enfant né trois ans plus tôt avait fait sensiblement parler de lui pour être arrivé à l’école vêtu d’un t-shirt sur lequel était inscrit « Je suis une bombe » sur la poitrine et « Jihad, né le 11 septembre » dans son dos.
Une affaire qui avait été portée devant la justice pour finalement se conclure par la relaxe de la mère de l’enfant et de son oncle, à l’origine du vêtement en question.