Municipales 2026 : Ces grandes villes où le second tour pourrait bouleverser la donne

Image d'illustration. Gros plan d une main insérant un bulletin de vote dans une urne transparenteADN
À l’approche des municipales de 2026, plusieurs grandes villes comme Paris, Strasbourg ou Toulon suscitent l’attention en raison d’équilibres politiques fragiles, laissant entrevoir des retournements possibles lors du second tour du scrutin.
Tl;dr
- Alliances et fusions bouleversent les municipales 2026.
- Des villes clés comme Paris et Marseille restent incertaines.
- La droite, la gauche et le RN jouent leur va-tout.
Municipales 2026 : suspens et alliances au cœur du second tour
En France, la majorité des communes ne connaîtront pas de suspense lors du second tour des élections municipales 2026, prévu pour le dimanche 22 mars. Dans 93 % d’entre elles, le scrutin est déjà tranché. Pourtant, dans plusieurs grandes villes, la situation reste tendue et l’issue plus incertaine que jamais.
Paris : une bataille d’alliances à couteaux tirés
Dans la capitale, rien n’est joué. En tête après le premier tour avec 37,98 %, Emmanuel Grégoire (PS) semble bien placé. Mais la candidate Rachida Dati (LR) profite désormais du soutien de l’équipe de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), qui s’est rapprochée d’elle sans intégrer directement sa liste. Autre manœuvre notable : Sarah Knafo, cinquième du premier tour mais qualifiée pour le second, se retire pour contrer la gauche.
Pourtant, la gauche ne parvient pas à s’unir ; les appels de Sophia Chikirou (LFI) à une fusion avec Emmanuel Grégoire sont restés lettre morte. Au final, tout dépendra du report des voix des listes éliminées.
Lignes mouvantes dans les grandes villes : entre fusion et rivalités internes
Du côté de Toulouse, une première alliance entre LFI et PS a vu le jour sitôt connu le verdict du premier tour : François Piquemal (LFI) et François Briançon (PS) unissent leurs forces face au sortant divers droite Jean-Luc Moudenc, favori avec plus de 37 %. À Strasbourg également, les cartes sont rebattues : tandis que l’écologiste sortante Jeanne Barseghian, arrivée troisième, scelle un accord avec l’insoumis Florian Kobryn, la socialiste Catherine Trautmann, en tête au premier tour, fait alliance avec Horizons – au grand dam d’une partie du Parti socialiste qui juge cette démarche illégitime.
Ailleurs aussi, la redistribution est totale : à Grenoble, écologistes et insoumis forment une nouvelle coalition contre l’ancien maire LR Alain Carignon. À Avignon, deux listes de gauche fusionnent afin d’espérer contrer l’offensive RN menée par Anne-Sophie Rigault. Enfin, à Besançon comme à Nîmes ou Toulon, chaque camp tente de bâtir un front solide via des fusions techniques ou des retraits stratégiques pour peser sur l’issue.
Voici quelques situations particulièrement surveillées :
- Menton : Fusion surprise entre Sandra Paire et Louis Sarkozy (Divers droite) pour éviter une victoire du RN.
- Toulon : Le retrait de Michel Bonnus (LR) pourrait faire basculer la mairie hors de portée du RN.
- Nîmes : Une fusion LR-Divers droite relance tout face au RN arrivé en tête.
L’incertitude règne dans les urnes clés
Malgré des pronostics bien avancés dans nombre de communes françaises, ces alliances inédites et ces rivalités larvées transforment le second tour en véritable champ d’incertitudes. La capacité à mobiliser et fidéliser ses électeurs sera plus que jamais décisive ce dimanche. La politique locale n’a pas fini d’offrir ses rebondissements.