En bref
- The Boys repose aussi sur quatre Supes qui incarnent les grandes obsessions de la série.
- L’Homme-Poisson et Black Noir illustrent la loyauté aveugle et la violence du système.
- Kimiko et Starlight incarnent la rédemption et l’espoir face à la brutalité.
Quand on repense à The Boys après ses cinq saisons, ce n’est pas seulement le bras de fer entre Le Protecteur et Butcher qui reste. Il structure la série, oui. Mais son vrai ADN passe aussi par quatre supes qui racontent mieux son monde, ses obsessions et sa violence.
La série d’Amazon Prime Video a beau vendre avant tout son duel central, elle repose sur autre chose. Et c’est presque ironique, puisque même Hughie, pourtant présenté comme le véritable protagoniste, n’est pas au centre de cette lecture-là.
Un portrait du fidèle qui ne sera jamais récompensé
Chez L’Homme-Poisson, tout tourne autour d’un besoin d’être vu par Le Protecteur. Dès le départ, c’est l’un des personnages les plus irrécupérables de la série. Pourtant, son rôle dépasse vite celui du bouffon de service.
Au fil des saisons de The Boys, il commet l’essentiel de ses atrocités pour obtenir du respect. Sauf que Le Protecteur ne lui accorde jamais vraiment cette place et finit surtout par le considérer comme un exécutant minable. Résultat, L’Homme-Poisson devient une lecture assez nette de ces suiveurs du pouvoir qui cherchent la validation d’un chef incapable de les estimer.
Quand le système dévore aussi les siens
Le cas de Black Noir frappe autrement. Membre de la composition originale des Seven, il fait partie des plus dangereux, des plus loyaux aussi. C’est justement ce qui rend son sort central dans la série.
Son lien avec l’équipe Payback complique tout quand Soldier Boy revient en saison 3. En cachant à Homelander qu’il sait que Soldier Boy est son père, il déclenche sa propre chute. La mort de Black Noir devient alors l’un des moments les plus tragiques de The Boys, et un rappel assez brutal, le système finit aussi par broyer les fidèles.
La réponse la plus claire au poids du traumatisme
Avec Kimiko, la série change de registre. Enfant enlevée, transformée en enfant soldat, envoyée ensuite aux États-Unis puis utilisée dans des expériences au Composé V, elle porte sans doute l’un des passés les plus lourds du show.
Sa violence, sa colère et son impossibilité à parler viennent de là. Mais son parcours avec The Boys, puis sa relation avec Le Français, construit peu à peu un vrai arc de rédemption. Là où d’autres sombrent, Kimiko retrouve de l’humanité. Et ce contraste avec la chute de Butcher n’a rien d’un détail.
Le cœur super-héroïque de The Boys
S’il ne fallait en garder qu’une, ce serait Starlight. Elle incarne l’idée que les supes peuvent être bons, malgré tout ce que la série montre de pire. Son influence sur Hughie et sur les autres membres de The Boys compte directement dans leur refus de suivre la logique de massacre portée par Butcher à la fin.
En entrant chez les Sept, elle se prend de face la brutalité du système. Campagnes de diffamation, menaces, pressions, rien ne lui est épargné. Et pourtant, elle continue d’aider. Dans une série obsédée par l’abus de pouvoir, Starlight rappelle une chose simple, un super-héros se mesure d’abord au cœur, pas aux pouvoirs.