Supergirl : un pari narratif sur la concision et l’efficacité

Image d'illustration. SupergirlDC / PR-ADN
Le prochain film de DC Studios durera moins de 1 h 48. Un format rare pour un blockbuster super-héroïque, qui relance la question du rythme.
En bref
- Supergirl adopte un format plus court que la moyenne des blockbusters DC, ce qui en fait un projet volontairement resserré.
- Cette durée n’est pas un signal négatif, car de nombreux films courts ont déjà fonctionné, tandis que des films plus longs ont parfois été critiqués pour leur rythme.
- Le film adapte Supergirl: Woman of Tomorrow et suit Kara Zor-El dans un récit spatial sombre, centré sur son passé traumatique et une mission d’accompagnement à travers la galaxie.
La durée officielle de Supergirl est tombée, et oui, elle surprend. Le film de DC Studios affiche 107 minutes et 55 secondes, d’après les données de l’organisme irlandais chargé de sa classification. En clair, il manque quelques secondes pour atteindre 1h48.
Un runtime qui sort du moule chez DC
Pour un blockbuster de super-héros, c’est court. Les chaînes de cinémas évoquaient déjà un film autour de 1h50, mais cette durée officielle confirme surtout une chose, Supergirl fera partie des films DC les plus ramassés sortis au cinéma.
Le dernier long-métrage DC passé sous les deux heures remonte à Birds of Prey, en 2020, avec 1 h 49. Et si on remonte plus loin, la liste des films encore plus courts n’est pas immense, Supergirl version 1984 durait 1 h 45, Catwoman 1 h 44, et Superman IV: The Quest for Peace seulement 1 h 30. Pas franchement le panthéon du genre.
Court ne veut pas dire raté
Il faut quand même éviter le réflexe un peu automatique. Un runtime réduit n’est pas un signal d’alarme à lui tout seul. Le premier Deadpool, par exemple, tenait en 1h48 et reste un énorme favori du public. Même logique pour X-Men, sorti avec 1h44 et un vrai succès critique comme commercial.
À l’inverse, les films très longs ne sont pas protégés par leur durée. Batman v Superman: Dawn of Justice, avec ses 2h31, a pris de plein fouet les critiques sur son rythme et son côté épuisant. Et un film court peut aussi se casser la figure si le montage force les choses. Le cas Justice League reste parlant, raccourci à moins de deux heures à la demande des dirigeants de Warner Bros. Pictures, avec au bout une histoire précipitée et une vision créative largement abîmée.
Pourquoi ce format peut coller au projet ?
Là, la différence, c’est que tout indique une durée née du processus créatif, pas d’une contrainte de dernière minute. Le film adapte Supergirl: Woman of Tomorrow, la mini-série de Tom King et Bilquis Evely, avec Milly Alcock dans le rôle de Kara Zor-El, cousine du Superman joué par David Corenswet.
Cette version de Kara est présentée comme plus marquée, plus dure aussi, après avoir grandi en voyant mourir tous ceux qui l’entouraient sur un fragment de Krypton. Le film raconte son origine, mais aussi son voyage spatial avec une jeune extraterrestre orpheline pour retrouver un criminel violent.
Le scénario a été confié tôt à Ana Nogueira, et James Gunn l’avait salué en disant « bien au-delà de tout ce que j’espérais ». Si le film garde cette ligne, sa durée pourrait simplement refléter un projet qui sait exactement où il va. Sortie prévue le 26 juin 2026, en salles et en IMAX.