Spider-Noir : ce qui a condamné la série de Nicolas Cage

Malgré de bonnes critiques et 11 nominations aux Emmy Awards, Spider-Noir n’a pas survécu. Les coûts et l’audience semblent avoir fait la différence.

Spider-Noir
Image d'illustration. Spider-Noir — Sony / PR-ADN

En bref

  • Spider-Noir, portée par Nicolas Cage, a été annulée après une seule saison malgré de bonnes critiques et 11 nominations aux Emmy.
  • Ses audiences n’ont pas suffi à compenser le coût élevé de la série, notamment son univers rétro et ses effets visuels.
  • L’équipe assume cette fin, même si plusieurs pistes existaient pour une éventuelle saison 2.

Une série peut cocher pas mal de cases et quand même s’arrêter. C’est exactement ce qui est arrivé à Spider-Noir, portée par Nicolas Cage, annulée en septembre 2026 après une seule saison malgré un accueil franchement solide.

Une série saluée, puis stoppée net

Diffusée d’abord sur MGM+ le 25 mai, puis sur Amazon Prime Video le 27 mai, la série télévisée Spider-Noir comptait huit épisodes. Son univers, le New York des années 1930, suivait Ben Reilly, détective privé le jour et justicier masqué le reste du temps.

L’adaptation piochait dans les comics Spider-Man: Noir, avec un clin d’œil évident à la version déjà incarnée par Nicolas Cage dans Spider-Man: Into The Spider-Verse. Les critiques ont été bonnes, et la série a même décroché 11 nominations aux Primetime Emmy Awards, surtout dans les catégories techniques. Pas rien.

Des audiences correctes, pas assez pour ce niveau de risque

Le vrai nœud, visiblement, est ailleurs. D’après les chiffres relayés par Deadline, Spider-Noir a atteint la deuxième place du top 10 des séries originales les plus vues selon Nielsen, avec 851 millions de minutes regardées dans le monde.

Mais la série est vite retombée. Des productions comme Reacher ont repris la place, et c’est là que l’équation devient brutale. Spider-Noir coûtait cher, à cause de son format de série de super-héros, de son cadre d’époque et de son rendu en couleur et noir et blanc. Bref, de bonnes audiences, mais pas le raz-de-marée qui justifie une telle facture.

Nicolas Cage et Oren Uziel ne parlent pas d’échec

Du côté de l’équipe, le ton est beaucoup moins amer qu’on pourrait l’imaginer. Nicolas Cage a expliqué que « une saison est parfaite, j’ai dit ce que je voulais dire avec ce Spider-Man dangereux, innovant et pop art. En avant, plus haut, plus profond ».

Même ligne chez le showrunner Oren Uziel. Il a rappelé que la série avait été pensée comme un récit fermé, construit à la manière des vieux films noirs. Selon lui, l’histoire était bouclée, presque comme un long film, même s’il reconnaît un côté doux-amer à l’idée de ne pas retrouver cette distribution et cette équipe.

Ce que la suite aurait pu explorer

Il restait quand même de la matière. Oren Uziel évoquait la possibilité de changer de décor ou d’aller vers la montée de la Seconde Guerre mondiale. La série laissait aussi entrevoir un passé lié à la Première Guerre mondiale pour Ben Reilly, avec une origine qui passait par un camp allemand.

Et puis il y avait la fin. Silvermane, joué par Brendan Gleeson, meurt, ce qui ouvrait un vide dans le milieu criminel. De quoi imaginer l’arrivée de Norman Osborn, alias le Goblin, version gangster chez Spider-Man: Noir. Mais non. La série restera un one-shot, et c’est maintenant sur Amazon Prime Video que ça se regarde.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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