En bref
- Le solidage agit comme un paillis vivant
- Il limite les herbes sous arbres et arbustes
- Les variétés basses supportent mieux l’ombre
Le solidage, ou Solidago, peut remplacer une partie du paillis au pied des arbres et des arbustes. Cette vivace, très commune dans les paysages d’automne, forme un couvert assez dense pour freiner l’installation des mauvaises herbes.
Une plante dense qui bloque vite les indésirables
Son intérêt est d’abord pratique. Le Solidago s’étale à la fois par rhizomes et par semis spontanés, ce qui lui permet de coloniser rapidement un espace et d’y étouffer une bonne part des herbes concurrentes.
Autre usage mis en avant par des cultivateurs, la méthode du chop and drop. En gros, on coupe une partie des tiges aériennes à certains moments, puis on les laisse sur place pour produire un complément de matière organique. Résultat, la plante couvre le sol et fournit aussi son propre mulch.
Un coup de jaune en fin de saison, utile au jardin
Le Solidago fleurit en grappes jaunes entre la fin de l’été et le début de l’automne, selon les régions et les espèces. Cette vivace herbacée, originaire d’Amérique du Nord, est annoncée comme rustique dans les zones 2 à 8.
Ce n’est pas seulement décoratif. La floraison attire des pollinisateurs, notamment des papillons et des mites, ainsi que des oiseaux chanteurs venus chercher leurs larves. La plante a aussi un autre avantage assez recherché au jardin, elle résiste aux cerfs.
Les variétés à choisir sous les arbres et arbustes
Il existe plus de 100 espèces de solidage. Pour une utilisation sous les arbres et les arbustes, les formes les plus courtes et les plus tolérantes à l’ombre sont les plus adaptées.
Parmi les options citées, on trouve S. caesia, S. bicolor, le cultivar Golden Fleece et S. flexicaulis, qui peut rester très bas, autour d’un pied de haut. Pour un effet plus haut sous de grands arbres, Variagata est aussi mentionné, avec une taille pouvant approcher 4 pieds en milieu boisé.
Une culture simple, avec peu de points de vigilance
Le solidage pousse facilement dans des sols variés. S’il a une préférence, elle va vers un terrain plutôt acide et bien drainé. Une fois installé, il supporte souvent les périodes de sécheresse sans demander beaucoup de soins.
Quelques gestes peuvent quand même améliorer la floraison. Après la première vague de fleurs jaunes fanées, supprimer les inflorescences passées peut favoriser une nouvelle remontée. Côté maladies, les principaux risques évoqués sont des champignons comme l’oïdium et la rouille. Des pulvérisations au soufre peuvent aider à les contenir.