Scanner corporel : Il déshabille les passagers à l’aéroport de Nice

Image d'illustration. Famille en attente à l'AéroportADN
À l’aéroport de Nice, un nouvel appareil de sécurité permet d’inspecter les voyageurs en détail. Ce scanner corporel, récemment installé, offre une analyse rapide et précise du corps des passagers avant l’embarquement, renforçant ainsi les contrôles.
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À l’aéroport de Nice, un nouveau scanner « déshabillant » est testé pour vérifier si les voyageurs portent des objets cachés sous leurs vêtements. Ce scanner ne montre pas vraiment votre corps : il affiche seulement une silhouette et signale les endroits suspects.
Si vous ne voulez pas passer par ce scanner, vous pouvez choisir le portail classique. Le test dure jusqu’à la fin de l’année et, si cela fonctionne bien, d’autres aéroports pourraient aussi s’en équiper.
Des scanners à la sécurité renforcée testés à Nice
Ce mois-ci, une innovation technologique suscite la curiosité – et parfois la méfiance – des voyageurs du terminal 1 à l’aéroport de Nice. Un tout nouveau système de contrôle fait son apparition : le scanner déshabillant, dont le principe avait déjà été expérimenté à Roissy Charles-de-Gaulle en 2010. L’idée ? Accroître la sûreté tout en accélérant les contrôles. Pourtant, tout le monde n’adhère pas.
Un fonctionnement qui intrigue et rassure… ou pas
Le dispositif, lancé en phase de test jusqu’au 31 décembre prochain, permet aux agents de détecter plus aisément la présence d’objets dissimulés sur les passagers. Concrètement, le système affiche uniquement « une figure générique représentant une silhouette humaine », sans qu’aucune image réelle du corps ne soit prise ou enregistrée. L’opérateur visualise alors les zones suspectes et demande à la personne concernée de retirer les objets identifiés – une procédure jugée plus rapide que les fouilles manuelles classiques.
Des questions sur le coût et la vie privée
Cependant, certains usagers se montrent réticents face à cette technologie jugée intrusive, voire anxiogène. Il est vrai que l’appareil a un coût non négligeable : entre 100 000 et 150 000 euros par portail, selon les premières estimations. D’ailleurs, pour respecter la liberté individuelle, chacun conserve le droit d’opter pour le passage traditionnel s’il préfère éviter ce scanner.
Du côté des autorités, notamment la préfecture des Alpes-Maritimes, on insiste : ce système d’imagerie « permet de détecter tous les objets ou matériaux transportés par le passager… dissimulés entre ses vêtements et son corps », qu’il s’agisse d’armes artisanales ou de matériaux non métalliques comme la céramique.
Bilan attendu fin décembre
La période d’essai durera trois mois au total. À l’issue de cette phase, si le bilan met en avant une protection accrue du personnel comme des voyageurs ainsi qu’un gain de rapidité avéré, ces portiques pourraient bien s’inviter dans d’autres aéroports français dès 2024. Précision importante : selon la préfecture, aucune menace pour la santé n’est recensée puisque l’appareil repose sur des ondes millimétriques sans danger connu. Reste maintenant à savoir si cette nouvelle étape dans la sécurité aéroportuaire saura convaincre usagers et personnels.
Tl;dr
- Nouveau scanner testé au terminal 1 de Nice.
- Aucune image du corps réel n’est enregistrée.
- Bilan final prévu après trois mois d’expérimentation.