« Sans aucun doute » : Julien Courbet condamné en appel à 10.000 euros d’amende
Lundi, la cour d'appel de Caen a condamné l'animateur Julien Courbet à 10.000 euros d'amende pour complicité d'atteinte à la vie privée. Les faits concernent un numéro de "Sans aucun doute" diffusé su TF1 où une intervenante, floutée, avait tout de même été reconnue.
10.000 euros, c’est l’amende à laquelle Julien Courbet a été condamné lundi en appel à Caen pour un témoignage de Sans aucun doute diffusé en 2006 sur TF1. Concrètement, l’animateur a été reconnu coupable de complicité d’atteinte à la vie privée.
Il y a donc maintenant près de treize ans, l’émission traitait d’un dossier où un homme de 41 ans peinait à revoir sa fille après une séparation compliquée avec sa compagne. 20 Minutes rapporte que ce quadragénaire avait pourtant légalement obtenu la garde de son enfant. Une partie de la famille accusait la belle-mère de volontairement cacher l’un de ses petits-enfants à son ex-gendre.
Une belle-mère enregistrée à son insu dans « Sans aucun doute »
Bien qu’appuyé par la justice, ce père de famille n’arrivait donc pas à revoir sa fille. D’où sa démarche de contacter l’équipe de Sans aucun doute pour espérer obtenir gain de cause. Équipé d’une caméra cachée, il avait rendu visite à sa belle-mère, dans le Calvados.
Le programme avait également enregistré la femme via téléphone. Selon l’avocat de la belle-mère, cette dernière ne souhaitait pas que ces enregistrements soient diffusés. Et quand bien même les images la montraient floutée au niveau de son visage, des membres de son entourage personnel et professionnel l’avaient tout de même reconnue.
Peine alourdie pour Julien Courbet
En décembre 2016, l’animateur de Sans aucun doute Julien Courbet, le président de TF1 d’alors Patrick Le Lay, une journaliste et le gendre avaient été condamnés par la justice pou complicité d’atteinte à la vie privée. Seul le premier mis en cause avait fait appel de la décision rendue, une amende de 6.000 euros. Mouvement qui, on le voit aujourd’hui, n’a fait que confirmer sa responsabilité dans l’affaire traitée.