Royaume-Uni : adepte du sadomasochisme, il finit par involontairement égorger sa compagne en plein rapport
Vendredi, un tribunal britannique a condamné un homme de 24 ans à six mois de prison pour avoir involontairement égorgé sa partenaire de 21 ans lors d'un rapport sexuel.
Les faits remontent au 27 février dernier. Ce jour-là, au Royaume-Uni, Jason G., 24 ans et Laura H., 21 ans se rencontraient sur fond de consommation de drogue et d’alcool. Ces deux jeunes gens en sont ensuite venus à se livrer, le jour même, à un rapport sexuel commun.
Un acte singulier puisque le jeune homme a sorti un couteau pour le placer sous la gorge de sa partenaire. Et si telle n’était pas son intention, Jason a fini par égorger Laura, causant sa mort. Son cas était jugé vendredi par le tribunal de Seffield Crown.
Partenaire involontairement égorgée durant l’acte sexuel : un danger « évident »
Cité par BBC News, le juge Jeremy Richardson a rappelé que le prévenu ne désirait pas tuer la jeune femme, mais que « le danger de poignarder la victime était évident ». « Le couteau a traversé sa peau et les tissus mous de son cou pour percer la veine jugulaire et l’artère carotide, et elle est morte de la perte de sang substantielle », a-t-on appris lors de l’audience.
Le juge a souligné que Jason G., adepte du sadomasochisme, était friand de sexe violent, jusqu’à conserver un couteau sous son oreiller pour sa prochaine partenaire : « Il semble que vous ayez un désir, que vous mettez régulièrement en pratique, d’une forme particulièrement extrême d’activité sexuelle »
Six ans de prison pour homicide involontaire
Jason G. était initialement poursuivi pour meurtre, avant de plaider coupable pour homicide involontaire. Il a finalement été condamné à six ans de prison pour ce chef d’accusation. Dans une lettre adressée au juge, il a tenu les mots suivants : « Je sais que les mots ne peuvent pas ramener Laura mais je présente mes excuses les plus profondes et je me tiens responsable des événements qui ont abouti à ces horribles circonstances. »
Au travers d’une déclaration lue au tribunal, la mère de Laura s’est dite « vidée » depuis la disparition de sa fille et incapable de manger ou de dormir depuis lors : « Elle ne méritait pas de mourir. Il nous a tous détruits. »