En bref
- Rakuten France fermera fin 2026
- Deux offres de reprise écartées
- Environ 180 salariés concernés
Il y a des marques qui racontent une époque. PriceMinister, devenu Rakuten France, en fait partie. Le site de vente en ligne va fermer fin 2026, après l’échec de sa mise en vente.
L’annonce marque la sortie programmée d’un acteur installé de longue date dans le paysage français du e-commerce. Rakuten, groupe japonais propriétaire de la plateforme, cherchait un repreneur en France depuis avril. Mais la direction a indiqué que les échanges menés n’avaient pas débouché sur une solution jugée viable.
La fin d’un acteur installé depuis longtemps
Pour beaucoup d’utilisateurs, Rakuten France reste d’abord l’héritier de PriceMinister, racheté en 2010 par Rakuten. Cette fermeture ne tombe donc pas sur une marque inconnue. Elle met fin à un nom qui a compté dans la vente en ligne française, à une période où le marché semblait encore plus ouvert qu’aujourd’hui.
Sur le fond, le contraste est net. Un groupe venu s’ancrer en France il y a quinze ans prépare désormais son retrait complet. Et pas dans l’urgence immédiate, puisque l’arrêt est programmé pour la fin 2026.
Une vente qui n’a pas trouvé preneur
Le point décisif, c’est l’absence d’offre de reprise satisfaisante. La filiale française de Rakuten explique que, malgré les efforts engagés pour céder l’activité, les discussions poussées avec plusieurs candidats n’ont pas permis d’aboutir.
D’après Le Figaro, deux offres seulement avaient été déposées, l’une par Pixmania, l’autre par un fonds d’investissement étranger. Ni la direction ni le CSE n’auraient été convaincus par ces propositions.
Quel avenir pour les salariés
La conséquence la plus concrète concerne les équipes. Environ 180 salariés de Rakuten France sont visés par un plan social.
Pour l’instant, ses modalités ne sont pas connues. Le dossier doit être transmis à la Drieets dans les semaines à venir, ce qui laisse encore beaucoup de zones floues sur l’accompagnement prévu.
Une décision liée aux difficultés du groupe
Cette fermeture ne sort pas de nulle part. La filiale française était en difficulté depuis plusieurs années, et la maison mère cherchait à s’en défaire pour limiter les pertes.
Le contexte financier compte aussi. L’action de Rakuten, à la Bourse de Tokyo, a perdu 38 % en cinq ans. Vu de loin, on pourrait y voir un simple dossier de cession ratée. En réalité, cela dit aussi quelque chose d’un e-commerce plus dur, plus concentré, où même des noms bien installés ne trouvent plus forcément leur place.