Qui Donald Trump convie-t-il à son Conseil pour la paix à Gaza ?

Image d'illustration. Vue aérienne d une table avec documents pour signature d accords internationauxADN
Plusieurs dirigeants internationaux, dont la cheffe du gouvernement italien, le président brésilien et le chef d’État argentin, figurent parmi les personnalités conviées par Donald Trump à rejoindre un Conseil de paix consacré au conflit à Gaza.
Tl;dr
- Trump lance un Conseil de paix pour Gaza.
- Un comité palestinien et un board exécutif créés.
- Plusieurs dirigeants mondiaux invités à y participer.
Un Conseil de paix inédit sous l’égide de Trump
C’est désormais officiel : Donald Trump, président des États-Unis, s’attèle à la création d’un vaste Conseil de paix pour Gaza, projet que la Maison Blanche présente comme une étape majeure dans la perspective d’un règlement du conflit. Plusieurs personnalités étrangères, informées ces derniers jours par Washington, ont d’ailleurs confirmé avoir reçu une invitation à siéger dans cette structure inédite.
Mais derrière l’annonce, bien des questions demeurent sur la composition exacte et le rôle opérationnel du futur conseil.
Des entités complémentaires pour encadrer la transition
Le dispositif imaginé par l’administration américaine ne s’arrête pas là. À côté du Conseil principal – appelé à traiter des questions telles que le renforcement institutionnel, la reconstruction ou encore l’attraction des investissements internationaux pour Gaza – deux autres organes ont vu le jour : un comité palestinien technocratique et un « executive board » aux missions plus consultatives. Selon la Maison Blanche, ce comité composé de quinze figures palestiniennes et présidé par Ali Shaath, ancien vice-ministre, aura notamment pour tâche de rétablir les services publics essentiels et d’assurer une certaine stabilité quotidienne dans la région.
La troisième structure, cet « executive board », doit quant à elle veiller à accompagner une gouvernance efficiente et promouvoir la prospérité locale. On y retrouve, entre autres :
- Steve Witkof
- Jared Kushner
- Tony Blair
- Sigrid Kaag, émissaire onusienne au Proche-Orient
- Hakan Fidan, ministre turc des Affaires étrangères
- Nikolay Mladenov, diplomate bulgare reconnu pour son engagement au Moyen-Orient
Des figures internationales sollicitées mais prudentes
Ce sont aussi les invités étrangers qui attirent l’attention. Outre les membres confirmés (comme Tony Blair, ex-Premier ministre britannique, ou encore le financier américain Marc Rowan), plusieurs chefs d’État ou hauts responsables gouvernementaux ont été sollicités : parmi eux, le Premier ministre albanais Edi Rama, le président argentin Javier Milei, ou encore le président turc Recep Tayyip Erdogan.
Cependant, si la réception de ces invitations est avérée, rien ne garantit pour l’instant leur acceptation effective – signe que la dimension internationale du projet reste fragile.
Une gouvernance complexe en devenir pour Gaza ?
En arrière-plan, cette initiative menée sous bannière américaine pose de nombreuses interrogations sur sa légitimité et sa capacité à répondre aux attentes locales après deux ans de guerre dévastatrice dans la bande de Gaza.
Entre ambitions affichées de relance économique, mobilisation du secteur privé (avec notamment la présence du président de la Banque mondiale, Ajay Banga) et prudence diplomatique, ce nouvel échiquier reste soumis aux aléas d’une région plus que jamais instable.