Quel futur pour Predator sans Dan Trachtenberg ?

L’empreinte de Dan Trachtenberg a marqué la saga, mais son départ pose des questions sur la suite.

Predator Badlands
Image d'illustration. Predator Badlands — Davis Entertainment / PR-ADN

Tl;dr

  • Le départ de Dan Trachtenberg chez Paramount limite sa disponibilité pour la saga Predator chez Disney.
  • Malgré le succès de Prey et Predator: Badlands, la suite de la franchise reste incertaine.
  • Disney doit décider de poursuivre la licence avec un autre réalisateur ou repenser complètement l’univers Predator.

Une nouvelle étape pour Dan Trachtenberg chez Paramount Pictures

C’est une page qui se tourne pour Dan Trachtenberg, réalisateur salué pour Prey et Predator: Badlands. Il vient de conclure un accord exclusif de trois ans avec Paramount Pictures. Ce contrat, qui rappelle celui passé récemment entre le studio et les créateurs de Stranger Things, confère à Paramount Pictures la priorité sur les futurs longs-métrages développés par Dan Trachtenberg et son partenaire, Ben Rosenblatt. Il s’agit d’un retour aux sources pour le cinéaste, qui avait déjà signé son premier film, 10 Cloverfield Lane, chez ce même studio.

Des ambitions renouvelées pour Cloverfield… mais des questions pour Predator

En parallèle, Paramount Pictures tente depuis plusieurs années de raviver la flamme du Cloverfield. Un projet de suite a été confié à Joe Barton dès 2021, mais n’a pas encore abouti. Le choix de Dan Trachtenberg pourrait-il accélérer les choses ? Le principal intéressé ne cache pas son enthousiasme : « Enfant, je rêvais devant le logo Paramount… Pouvoir raconter aujourd’hui de grandes histoires sur grand écran est un véritable rêve devenu réalité ». Pourtant, cette collaboration signale aussi une réorganisation majeure dans l’emploi du temps du réalisateur.

L’héritage Predator en suspens chez Disney

Pour les fans de la saga Predator, le départ de Dan Trachtenberg chez la concurrence n’est pas anodin. Si l’accord n’est pas totalement exclusif, il limite considérablement sa disponibilité. Or, après le succès critique et commercial relatif de Prey, puis la sortie remarquée du film d’animation Predator: Killer of Killers (co-réalisé par Joshua Wassung) et du live-action Predator: Badlands, Dan Trachtenberg avait imposé une nouvelle vision très appréciée au sein d’une franchise jusque-là inégale.

Cependant, malgré ses 185 millions de dollars au box-office mondial — record pour la saga — Predator: Badlands peine à se révéler rentable face à son budget élevé. La suite logique aurait été d’enchaîner sur d’autres opus. Pourtant, avec ce nouveau contrat chez Paramount, l’implication directe de Trachtenberg semble compromise.

Quelles options pour Disney ?

Dès lors, la maison-mère Disney se retrouve à devoir repenser l’avenir de sa franchise phare. Faut-il s’appuyer davantage sur Wassung ou attirer un nouveau talent comme Fede Álvarez, fraîchement libéré après avoir renoncé à la suite d’« Alien: Romulus » ? Plusieurs voies s’offrent au studio :

Impossible toutefois d’oublier l’empreinte laissée par Dan Trachtenberg. Son sens aigu du récit et son approche respectueuse des codes ont marqué durablement la licence. Disney devra faire preuve d’audace pour que Predator continue à captiver sans lui.

Jordan Servan

Spécialiste Divertissement

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