Procès du RN : L’assistante de Marine Le Pen, « désolée »

Lors du procès ce mardi 15 octobre 2024, l'assistante n'a fait aucune concession concernant les accusations de détournement de fonds du Parlement européen. Quelle sera la suite de cette affaire ?

Image d'illustration. Marteau justice
Image d'illustration. Marteau justice — ADN

Tl;dr

  • Procès sur les détournements de fonds du Parlement européen impliquant le RN.
  • Catherine Griset, longue collaboratrice de Marine Le Pen, nie toute implication.
  • Neuf anciens eurodéputés du FN/RN comparaissent pour détournement de fonds publics, risquant jusqu’à dix ans de prison.

Le procès des détournements de fonds européens

Le mardi 15 octobre 2024 marque un tournant dans l’histoire politique française. Un procès majeur a lieu, mettant en lumière les soupçons de détournement de fonds du Parlement européen par l’extrême droite française. Au cœur de ce scandale, une figure emblématique : Catherine Griset.

Catherine Griset, une figure controversée

Catherine Griset, longtemps assistante puis cheffe de cabinet de Marine Le Pen, présidente du Front national (devenu Rassemblement national), était hier sous le feu des projecteurs.

Accusée d’avoir été rémunérée comme assistante parlementaire tout en travaillant pour le parti entre 2010 et 2016, Griset se défend avec véhémence. «Je n’ai absolument jamais travaillé pour le parti, j’ai travaillé pour Marine Le Pen», clame-t-elle.

Des accusations lourdes de conséquences

Si les accusations sont avérées, les implications pourraient être dévastatrices. Griset est en effet jugée pour recel de détournement de fonds publics. Elle risque, comme les autres anciens eurodéputés du FN/RN comparant à ses côtés, jusqu’à dix ans de prison et une amende d’un million d’euros.

À ce jour, neuf anciens eurodéputés du FN/RN, dont Marine Le Pen, comparaissent aux côtés de douze personnes ayant été leurs assistants parlementaires, et quatre collaborateurs du parti.

Des ambitions présidentielles menacées

Les conséquences ne sont pas seulement judiciaires. En effet, ils encourent également une peine d’inéligibilité de dix ans. Une telle condamnation pourrait sérieusement entraver les ambitions présidentielles de Marine Le Pen pour 2027.

Le verdict de ce procès, attendu avec impatience, pourrait donc bien rebattre les cartes de la scène politique française.

Benjamin

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