Préservatifs non conformes: l’alerte sanitaire vise 30 marques

Des préservatifs vendus en pharmacie et sur internet font l’objet d’une alerte en France. Les autorités recommandent dépistage et vigilance.

Emballage de préservatif et visage inquiet
Image d'illustration. Pharmacies et sites visés par l’alerte. — ADN

En bref

  • Dépistage recommandé après usage
  • Plus de 40 000 préservatifs visés
  • Ventes en ligne et en pharmacie

Les autorités sanitaires françaises demandent aux personnes ayant utilisé certains préservatifs non conformes de faire un dépistage des infections sexuellement transmissibles et, en cas de retard de règles, un test de grossesse.

L’alerte a été diffusée vendredi par la DGCCRF et la direction générale de la santé du ministère. Elles rappellent que ces produits peuvent exposer à des grossesses non désirées et à des IST. Pas de quoi paniquer, mais il faut vérifier si l’on a acheté l’une des références concernées.

Ce que demandent les autorités aux utilisateurs

Le message est simple. Si vous avez utilisé un des produits signalés ces derniers mois, les autorités recommandent un dépistage. Et si un retard de règles apparaît, elles conseillent de réaliser un test de grossesse.

Cette consigne découle du risque associé à des préservatifs défectueux. Un produit non conforme peut perdre sa fonction de protection, avec des conséquences sanitaires directes.

Des ventes en ligne, en pharmacie et plusieurs circuits concernés

Au total, une trentaine de références sont visées. Environ un millier de boîtes, soit plus de 40 000 préservatifs, ont notamment été écoulées sur internet, en majorité via des distributeurs asiatiques, selon les autorités.

Plusieurs marques sont citées sur Rappel Conso, dont Friday Bae, My Lubie, Sagami et Okamoto. Certains produits ont été vendus sur Amazon, mais aussi en pharmacie et via diverses enseignes comme Monoprix, Mademoiselle Bio, Nuoo, Ayanature ou Passage du Désir.

Pourquoi ces préservatifs sont jugés non conformes

Une partie des produits identifiés ne portait pas de marquage CE et ne disposait d’aucune évaluation de conformité européenne. Les autorités ajoutent que, pour la plupart, l’emballage n’était pas rédigé en français.

Mais ce n’est pas le seul problème. Des contrôles menés en magasin et en pharmacie ont aussi repéré deux références pourtant marquées CE, mais non conformes. L’une présentait un risque d’éclatement, l’autre des perforations. Quelque 260 000 unités ont déjà fait l’objet de rappels lancés fin mai puis début août.

Plateformes rappelées à l’ordre et réflexes à avoir avant l’achat

Les plateformes de vente en ligne ont reçu l’ordre de supprimer immédiatement les annonces concernées. Trente-six annonces ont été retirées dans la foulée, et les vendeurs tiers doivent être informés. Plusieurs plateformes ont aussi indiqué qu’elles examineraient leurs systèmes de vérification et leurs règles de filtrage sur ces produits.

Pour les prochains achats, la DGCCRF rappelle les vérifications de base, la présence du marquage CE, d’une notice en français, l’état de l’emballage et la date de péremption. C’est basique, quand même, mais sur ce type de produit, ça change tout.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

X Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Alerte produit Contraception Préservatifs

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.