Près de 30% des enfants rencontrent des problèmes de sommeil depuis le premier confinement
L'enquête de Santé Publique France met en lumière les effets de la première période de confinement sur la santé mentale des enfants.
Quel impact peut avoir le confinement sur la santé mentale et le sommeil de nos enfants ? Cette question est très rapidement arrivée dans les débats autour des mesures de restrictions sanitaires et revient à chaque flambée de l’épidémie.
Une récente étude de Santé Publique France s’est penchée sur la manière dont le 1er confinement de mars 2020 a affecté le sommeil de nos têtes blondes et le moins que l’on puisse dire, c’est que de nombreux enfants garde des « séquelles » de cette période au niveau de leur sommeil.
Difficultés pour s’endormir
L’étude de SPF a notamment été relayée par France Info. Les chercheurs ont questionné 3900 enfants âgés de 9 à 18 ans (ainsi que leurs parents) sur la manière dont ils ont vécu le confinement et leurs habitudes de sommeil depuis.
Le constat est sans appel puisque 30 % des 13-18 ans et 27,2 % des 9-12 ans ont évoqué une augmentation des difficultés à trouver le sommeil depuis les mesures de restriction du printemps 2020. 12,5 % des enfants ont indiqué qu’ils faisaient beaucoup plus de cauchemars depuis cette période et 18,3 % évoques des réveils nocturnes plus fréquents. Aussi, 27 % des enfants ayant répondu à l’étude se disent plus fatigués le matin.
D’autres symptômes psychologiques
Les problèmes de sommeil ne sont pas les seules difficultés relevées par cette étude. Ainsi, chez les 9-12ans, 29,1 % des répondants ont indiqué se sentir plus stressés depuis le premier confinement et 26,4 % se disent moins joyeux. Une augmentation de la tristesse et des peurs inexpliquées font également partie des symptômes évoqués.
L’étude démontre que les enfants qui ont le plus souffert de ce premier confinement seraient ceux qui vivraient en zone urbaine ou dans des logements sans jardin ou accès à l’extérieur. Aussi, les enfants occupants des logements plus petits semblent également avoir rencontré plus de difficultés donc les effets perdurent encore aujourd’hui.
Selon l’une des responsables de cette recherche, en plus de la période angoissante liée à cette situation inédite, ce mal-être pourrait s’expliquer par un manque d’activité et surtout, un temps plus important passé sur les écrans.