Pour habiller un mur en brique, cette grimpante plaît aussi aux pollinisateurs

Alternative à l’hortensia grimpant, cette liane couvre vite un mur en brique et attire oiseaux et insectes. Avec un point de vigilance tout de même.

Liane fleurie couvrant un mur en brique
Image d'illustration. La plante attire insectes et oiseaux. — ADN

En bref

  • La bignone grimpe seule sur la brique
  • Elle attire papillons et abeilles
  • Elle pousse vite et demande de la surveillance

Si votre objectif est d’attirer des pollinisateurs tout en couvrant un mur en brique, la Campsis radicans, souvent appelée bignone ou trumpet vine, coche pas mal de cases. Cette grimpante, présentée comme une alternative plus intéressante que l’Hydrangea petiolaris, grimpe seule grâce à ses racines aériennes et fleurit tout l’été jusqu’au début de l’automne.

Une liane qui grimpe sans aide

Sur un mur nu, l’effet est vite plus chaleureux. La Campsis radicans produit des fleurs en trompette aux tons orange, dorés ou bordeaux, disséminées dans un feuillage composé et caduc.

Surtout, elle n’a pas besoin d’être enroulée autour d’un support ni guidée sur un treillage. La plante s’accroche d’elle-même aux petites fissures du mur en brique. Une fois adulte, elle peut devenir lourde, ce qui rend ce type de support particulièrement adapté. Son développement peut aller jusqu’à environ 3 mètres de large et 12 mètres de haut.

Pourquoi elle attire autant la faune

L’un de ses atouts tient à son intérêt pour la faune. Native des régions de l’est et du centre des États-Unis, la Campsis radicans est jugée plus attractive pour les pollinisateurs locaux que l’Hydrangea petiolaris, originaire d’Asie.

Son nectar attire les papillons, les mites et les abeilles à longue langue. La plante sert également d’hôte larvaire à une espèce de sphinx. Pour un jardin pensé autour des plantes locales ou des insectes pollinisateurs, l’idée est plutôt solide.

Où elle pousse bien, et ses limites

La plante se montre assez souple sur les conditions de culture. Elle est donnée comme rustique dans les zones USDA 4 à 10 et tolère aussi bien le plein soleil que la mi-ombre. Côté sol, elle accepte plusieurs profils, du sable à l’argile, avec des terrains acides comme alcalins.

Mais il faut aussi regarder l’envers du décor. La Campsis radicans n’est pas décrite comme invasive, mais sa croissance est agressive. Elle peut vite s’étendre, concurrencer d’autres plantes et demander un entretien régulier, en particulier par la suppression des rejets. Mieux vaut donc lui réserver un endroit où elle peut s’étaler sans gêner.

Dernier point, à ne pas négliger si vous avez des enfants ou des animaux. Ses fleurs et ses feuilles sont légèrement toxiques, il faut donc les garder hors de portée.

Jérôme Nelra

Spécialiste Loisirs

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