La SPA va être surchargée
Comme pour les produits frais, surgelés, la viande, le poisson et les fruits et légumes, les croquettes animaux pour font partie des produits dont le tarif a le plus bondi en un an. Du coup, les propriétaires d’animaux sont également obligés de faire des choix et de changer leurs habitudes, voire pire.
Le rayon animalerie a vu en moyenne ses prix augmenter de +18%
Il faut dire que le rayon animalerie a vu en moyenne ses prix augmenter de +18%. Interviewée sur France Bleu, la directrice de la SPA de Strasbourg s’alarme de ces hausses : « Ça fait un an qu’on est complet à la SPA de Strasbourg. On est obligés de fonctionner en liste d’attente pour les demandes d’abandon, jusqu’à ce qu’une cage se libère« , s’attriste-t-elle.
Ça fait un an qu’on est complet à la SPA de Strasbourg
Ce qu’entend cette responsable de la part des propriétaires d’animaux est douloureux : « Madame, je ne peux plus payer la nourriture, je ne peux plus payer les frais de santé, je ne peux plus assumer« .
Sur Franceinfo, le président de la SPA a peur de l’avenir : « Si on a plus d’animaux abandonnés pour des raisons financières, si on en a moins qui sont adoptés pour les mêmes raisons, on va se retrouver dans une situation de plus en plus difficile ; nous sommes très inquiets pour la protection animale en général ».
En ce moment, un appel sur deux qu’on reçoit, c’est pour nous annoncer un abandon !
La responsable du refuge de Villevaudé (en Seine-et-Marne) conclut : « Avant, il y avait des périodes où on savait qu’il y avait plus d’abandons, mais maintenant, c’est toute l’année. En ce moment, un appel sur deux qu’on reçoit, c’est pour nous annoncer un abandon ! ».
Dans un communiqué du mois dernier, la SPA prévenait déjà : « Depuis plusieurs mois, la SPA fait face, comme l’ensemble des secteurs et comme vous, à l’inflation qui a entraîné une augmentation des frais de prise en charge des animaux et de fonctionnement dans ses refuges. Avec l’inflation on estime qu’un refuge comme celui de Tilloy-les-Mofflaines (62) subi actuellement une hausse de 8% de ses dépenses mensuelles ».