Si ces élections municipales ont été synonyme de défaite pour le Parti Socialiste dans de nombreuses villes, le Front National a de son côté fait une percée très nette dans le paysage municipal français. Ainsi le parti de Marine Le Pen est désormais à la tête de 14 mairies.
En plus de Hénin-Beaumont remporté dès le 1er tour par Steeve Briois, s’ajoutent Béziers, Beaucaire, Fréjus, Le Luc, Cogolin, Camaret-sur-Algues, Le Pontet, Hayange, Villers-Cotterêts, Mantes-la-Ville et le 7ème secteur de Marseille.
Municipales : certaines têtes d’affiches du Front National ont perdu
Si le Front National peut se réjouir de ces victoires, certaines « têtes d’affiche » du parti n’ont cependant pas remporté de mairies. C’est le cas de Gilbert Collard. L’ancien avocat se présentait à Saint-Gilles dans le Gard, mais s’est incliné face au candidat UMP Eddy Valadier. « Je prends acte du résultat mais je suis content. Vu la coalition qu’il y avait contre moi, c’est une victoire. On échoue à quelques centimètres. Moins de 200 voix d’écart, environ 150. On va déposer un recours », a déclaré le candidat frontiste à l’annonce des résultats.
Florian Philippot, le vice-président du Front National, était candidat à Forbach. Arrivé en tête lors du 1er tour, il n’aura pas résisté au Front Républicain qui s’est mis en place. Florian Philippot s’incline donc face au maire UMP sortant Laurent Kalinowski : 35,17 % contre 47,73 %. Le conseiller de Marine Le Pen a relativisé en analysant les résultats nationaux : « C’est le début d’un ancrage qui se confirme. A Hénin-Beaumont, cela a pris du temps. Nous remplaçons l’UMP comme principale force d’opposition de la ville ».
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