Maine-et-Loire : le soupçonnant de harcèlement sur une jeune femme, ils le séquestrent et le torturent
À Cholet, dans le Maine-et-Loire, un adolescent de 17 ans a été séquestré et torturé par un groupe de jeunes sans domicile fixe qui le soupçonnaient d'avoir harcelé une jeune femme sur les réseaux sociaux.
Les faits se sont produits dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 septembre à Cholet, dans le Maine-et-Loire. Il était aux alentours de minuit quand un adolescent de 17 ans a rencontré six jeunes marginaux sans domicile fixe âgés de 18 à 22 ans. Un groupe qui, rapporte Ouest-France, avait visiblement la conviction que l’adolescent avait harcelé une jeune femme sur Facebook Messenger. Ces jeunes s’en sont alors pris physiquement à leur cible, « sans préméditation » selon Me Hélène Doumbé.
Un adolescent dénudé, rasé et frappé par de jeunes marginaux
L’adolescent aurait été séquestré de minuit à six heures du matin. Pendant ce laps de temps, il aurait été dénudé, contraint à des douches chaudes puis froides et rasé aux niveaux de la tête, des sourcils et des aisselles. Nos confrères ajoutent que le sexe de la victime a été frappé avec un bâton, des actes filmés au smartphone. Les images depuis récupérées par les enquêteurs montrent les agresseurs demander à être insultés par l’adolescent.
Plusieurs agresseurs l’auraient laissé partir
La victime dit avoir réussi à s’échapper vers six heures du matin. Trois des agresseurs, apparemment les moins violents du groupe, déclarent avoir trompé la vigilance de leurs collègues pour permettre la fuite de l’adolescent. Ce dernier a quitté les lieux uniquement habillé d’un bas de jogging. Un tiers l’a aidé à se rendre au commissariat ou il a déposé plainte. Mercredi matin, six suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Au terme de cette dernière, ils ont été mis en examen vendredi pour « séquestration », « violences aggravées », « actes de torture et de barbarie » et « tentative de meurtre ». Le même jour, deux des trois suspects placés en détention provisoire comparaissaient devant le juge des libertés et de la détention. Dans leurs propos, tous deux ont semblé éprouver des remords d’avoir agi de la sorte. L’un des mis en cause avait d’ailleurs déjà été condamné à quatre reprises. Ces trois jeunes ont depuis été écroués.